blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

une tasse de thé ?

Bienvenue sur mon blog !




 
Samedi 25 juillet 2009
(Oui, je sais, je bloque un peu sur mes couilles là, ça devient limite vulgaire, comme obsession - hoho. Et j'pourrais féminiser la chose et l'expression. Mais c't'à dire que vis-à-vis de mes ovaires, comment dire. On dirait qu'il y a un chemin, tout de même, avant qu'elles ressembl(âssent) à quelque chose de vaguement apaisé. J'en parlerai dans un prochain article, tiens.)

Mais : ce petit mot : "mot"
pour rendre justice à qui de droit, car mon pôpa, plein de son énergie et de sa foi, a continué le débat, avec les mails, là, et par le chien, au bout d'un moment, ça a construit, j'ai trouvé, on est arrivé quelque part.

(Je rends grâce, aaaaaaaaaaaahhhhhh.)

Sympa, tout de même et malgré tout.
(ehe)


(pasque je suis mauvaise, moi, au premier abord et par défaut)
(ouh la mauvaise bête)

(je fais acte de contrition)
Par Ox - Publié dans : Famille je vous... ?
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Vendredi 24 juillet 2009
Samedi dernier, il m'envoie un petit mail - le pauvre, m'a dit Rayé, il pensait bien faire, il te l'a envoyé tout exprès parce qu'il sait que ces questions t'intéressent...
C'est vrai, il ne pensait pas du tout me provoquer. Il pensait que je serais toute d'accord et que j'abonderais dans son sens... Il voulait être sympa.

Le mail :
Echange entendu entre deux jeunes femmes, au theatre...
- "Nous partons avec des amis, nous serons 16 !"
- "Et bien tu vas passer tes vacances a faire la bouffe ! "
- "Non, car nous serons neuf filles..."

Et surtout, le titre :
"Auto-sexisme ordinaire"

Alors moi, ça m'a piqué, j'ai pas pu me retenir ; avec les épines, je lui réponds :
salut !
je ne sais pas bien ce que tu entends par "auto-sexime", mais si ça veut dire qu'elles se mettent elles-mêmes et de leur plein gré dans cette situation, nous ne sommes pas d'accord ! je n'ai aucune affinité avec les théories de la "servitude volontaire", démentie théoriquement et surtout pratiquement par de nombreux-ses sociologues et anthropologues....

Et puis juste après, parce que j'avais fait lire son mail à Rayé, et qu'il m'avait lui-même fait cette réflexion :
en plus ce petit dialogue montre plutôt du cynisme, une conscience claire de la situation (inégale), et le fait d'être désabusées : elles savent bien que de toutes façons les hommes ne vont rien faire et que ça va leur revenir à elles ;
la conscience que si elles veulent maintenir leur vie de couple, et faire ce genre de trucs (partir en groupe d'amis), elles sont obligées de faire ce genre de concessions / renoncements ;
à méditer : "céder n'est pas consentir" !!!
(Nicole-Claude Mathieu)
qui s'applique à toutes sortes de situations très variées...

Et lui, alors :
Belle formule, a laquelle j'adhere. Mais j'adhere moins par experience aux theses noir/blanc ; le reel n'est tt de meme jamais si simple selon moi.
Ainsi es-tu si sure qu'elles ne peuvent pas ou jamais inverser le cours des choses, en finesse ou fermement ?
Et ne crois-tu pas que dans certains cas, elles y trouvent leur intérêt : as-tu lu par exemple les travaux des sociologues comme Francois de Singly, qui est tout sauf un reactionnaire ou un machiste... [blabli]
De même certaines femmes "accaparent" les enfants, et ce jeu trouble entre la perception de son intérêt et la domination soft (ou hard) me semble exclure les explications tranchees...

Bé du coup, on est partis hein, on s'arrête plus ! moi, je lui réponds !

Pourquoi utiliser tous ces mots, "tranché", "noir/blanc", "simple", alors que rien (il me semble) dans ce que j'ai écrit ne va dans ce sens ?.... procès d'intention ?
Nicole-Claude Mathieu (par exemple, puisque c'est elle que je cite), pour être féministe (et anthropologue de renom) est tout sauf simpliste ! ses travaux sont extrêmement subtils, puissants, fouillés, etc.
ce que tu évoques va effectivement dans le sens d'une complexité (le réel est infiniment complexe), parce que le processus de domination / aliénation (comme on voudra bien le nommer) est extrêmement complexe : les deux groupes ne sont pas des groupes "homogènes", ils sont traversés et divisés par d'autres rapports (de classes, de races, etc.), il y a des résistances, les dominés se sont jamais totalement écrasés, anéantis, il y a des espaces de liberté, des degrés, des moyens de tirer parti de tel ou tel aspect de la domination, des alliances qui se forment, etc etc
mais la prise en compte de cette complexité ne doit jamais conduire, selon moi, à remettre en compte la réalité de la domination / aliénation.
"es-tu si sûre qu'elles ne peuvent jamais inverser le cours des choses" - hé ! et qui c'est qui a conquis, arraché tout ce qu'on a aujourd'hui !?!! les femmes, et les féministes, majoritairement femmes !! évidemment qu'elles peuvent agir !
est-ce à dire que, du coup, tout ce à quoi elles consentent, et celles qui consentent, c'est vraiment parce qu'elles le veulent bien, totalement, entièrement ? que du coup elles en seraient "complices" ?... c'est plus compliqué.
déjà parce qu'en plus du rapport de force direct (je veux forcer mon mari à faire telle chose, j'ai tel et tel moyen), il a le conditionnement social (puissant) ; je connais les travaux de de Singly - je ne crois pas qu'il entende montrer, par ses enquêtes, que ces femmes choisissent en toute liberté et de bon coeur d'avoir la charge du ménage !
ne pas avoir la même notion du sale et du propre : c'est bien la marque d'un conditionnement social sexuellement différencié - c'est du bourdieu...
(il y a des femmes qui ont un comportement et des jugements éminemment sexistes, qui condamnent d'autres femmes, etc. - le système de domination, ou le rapport de "genre", conditionne tout autant les femmes que les hommes ! la virilité est construite, la féminité est construite, on est tous pris dedans... et même le rapport qu'une femme a a soi-même est construit là-dedans : on ne veut pas toujours consciemment son propre bien ! :p)
"y trouver son intérêt", c'est effectivement l'une des dimensions de la complexité de tout rapport de domination : comme tu dis, rien n'est tout noir / tout blanc ; par exemple ces nanas qui partent en vacances à 19 peuvent profiter de moments "entre femmes" quand elles font la cuisine et y prendre plaisir [de la même façon que la division des tâches et des espaces, quand elle est très marquée, permet au groupe des femmes de jouir d'un espace de liberté, en dehors du regard - et de la domination - des hommes].
c'est aussi une forme de résistance, "trouver son intérêt"
 - ou plutôt : y trouver un intérêt ! car ça ne veut pas dire que, du coup, ces personnes trouvent ça en soi mieux et y consentent, en toute liberté !



Il m'a répondu une dernière fois - une dernière fois parce que j'ai fait une crise d'urticaire, là, et j'ai arrêté ce jeu vain et stupide (nanmé).


Il ne me semble pas - une fois qu'on a "objective" comme tu dis ce que chacun fait ou ne fait pas - qu'il faille necessairement un partage equivalent de tout... Ce qui a mes yeux compte, c'est la conscience, ensuite le dialogue (ou le debat !), et enfin la capacite d'accords equilibres ou "d'accomodements raisonnables" (comme disent les Quebequois), et apprecies comme tels par chacun, en fonction de ses gouts. L'essentiel, c'est la lucidite et un equilibre global du chiant/pas chiant, mais tel que percu differemment par l'un et l'autre.
En effet, on est toujours conditionne, et même quand on le sait on ne perd pas pour autant sa structure de gouts et de comportements, en tous cas pas completement et pas totalement. Encore une fois, l'essentiel c'est de n'etre jamais une victime, même consentante...
Par ailleurs, sous la domination globale ("systemique") masculine, dont bien sur je conviens, je connais par experience personnelle mille dominations feminines. Comme disent les polititistes, la "force du faible" est toujours redoutable...

et moi, je reste avec mon urticaire. C'est malin.

(je sais pas bien ce que c'est que ce smiley mais yapa de smiley qui se gratte)
(c'est mal fait tout de même...)

Par Ox - Publié dans : Famille je vous... ?
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Mercredi 22 juillet 2009
Mon père, il trempe sévère dans le sexisme - ouhla, ya pire, évidemment, ya pire...
N'empêche. Mon père, des fois, il frisotte la misogynie. Il eut frisé.
Il me les frise - il me les brise, des fois, des fois....

Hier, échange de mails entre lui et moi. On reste bonzamis. On "débat". (Si.)
Lui, content, la sensation d'avoir progressé, échangé, dans la confiance, sans aménité.
Moi : urticaire. Ca me gratte, ça me mange et me démange les cellules de la tête, de l'humeur, la peau du jour.
Ca m'énerve.

Pourquoi je dis que mon père trempe dedans ?
La façon dont il a toujours sexualisé les femmes, toutes les femmes, son regard sexuel - sexualisant - hétéronormé - masculin - chosifiant. Les commentaires qu'il ne cessait de faire - sur les femmes à la télé, dans la rue. (Souvenirs : on était abonnés au câble dans notre maison de 11 ans, il adorait regarder les défilés de mode, lui ma soeur moi devant la télé, et festival de remarques sur la plastique des nanas (les jambes en particulier : ah l'érotisme des jambes....) - ma soeur et moi, dans la gêne, un agacement, le sentiment diffus et confus qu'une violence nous était faite là, à nous).
Des femmes objectivées (par l'Art) sur tous nos murs.
De temps à autres, on essayait de lui faire comprendre que ce regard dont il nous faisait en permanence les témoins nous visait nous aussi, virtuellement, en tant que femmes : que sans le réaliser clairement, il parlait aussi de nous quand par son regard et ses mots il dépiéçait les nanas comme des poulets. Il ne l'a jamais compris.

Ensuite : la façon dont il use et abuse de l'adjectif "féminin", comme synonyme de tout ce qui est beaubienbon pour une femme, et plus généralement, dont il blinde l'imprenable barricade, le fossé aux crocodiles qui sépare les femmes des hommes - pardon : laFâme de l'Homme. Et, partant, la ribambelle d'attributs qu'il fourre dans les bras de lavraiefemme ou labellefemme, ribambelle mâtinée de ses habitus de classe.... fine, élégante, raffinée, discrète, nature, bliblablou.

Mon père, il voue un culte à l'art du milieu. Ni trop ni trop. AHHHHhhhhh, la juste mesure....

Mon père, il me prend depuis des années pour une hystérique. Je pense qu'il pense que depuis quelques temps, je deviens plus raisonnable. Je me calme. (En vérité je ne deviens rien du tout, j'ai juste jeté l'éponge à bon escient. La rage ne sert de rien contre un moulin à vent.)

Pour lui, je suis une romantique exaltée. Une extrêmiste. Un peu ridicule. Je pense en noir et blanc. Je n'ai aucune nuance. (Mon père, il vomit les années 70 et les gauchistes.)

Son grand truc, quand il est question de rapports de genre, c'est que les femmes sont complices, participent, le veulent bien - et attention il a plein d'exemples à nous donner.
La servitude volontaire - grande foutaise que cette théorie aérophage...

Les exemples irréfutables auxquels il s'accroche comme une moule :

1. son expérience, quand il était DRH - directeur du personnel dans une caisse de sécurité sociale.
Il t'explique - il l'a vu de ses yeux vu : quand il proposait des promotions à des femmes, souvent elles les refusaient, invoquant les charges à la maison, les enfants à s'occuper, etc. Donc : c'est bien elles qui ne veulent pas, qui se freinent d'elles-mêmes - elles sont responsables de leur situation d'éternelles subordonnées.

2. ma tante : j'ai eu droit un jour à un discours virulent sur sa petite personne - la femme du frère de mon papa. Qui a fait des études et avait un emploi quand mon oncle l'a rencontrée. Qui a arrêté de travailler quand elle a eu le premier de ses deux fils. Qui n'a jamais repris d'activité professionnelle. Qui s'est toujours occupé des gamins, de la maison, du ménage de la bouffe de tout ; avec un mari et deux fils yavait de grandes chances pour qu'elle soit pas bien aidée - de fait elle ne l'est pas. Mon père est outré qu'elle n'ait pas recommencé à travailler ; c'est une évidence : elle aurait pu, elle aurait dû, tout en aurait été transformé ; c'est sa faute. Et surtout : l'aigreur qu'elle peut parfois exprimer - devant le vide de sa vie, devant l'ennui qu'elle ressent, devant la passivité ménagère de ses hommes, tout cela est insupportable à mon père - puisqu'elle en est responsable !

3. un livre (l'a-t-il lu en entier ? sais pas) : l'Injustice ménagère, de François de Singly ; à force de m'en faire asséner des coups de massue, de ce bouquin, je vais finir par le lire en vrai ; mais a priori comme ça je n'en ressens même pas le besoin - pas besoin pour comprendre à quel point mon père le comprend mal.
La thèse qu'arbore mon père comme un étendard (je ne sais même pas si c'est la thèse principale ou centrale du bouquin, m'enfin c'est en tout état de cause l'une de thèses du bouquin) : les femmes et les hommes n'ont pas la même notion du propre et du sale, et pas le même seuil de tolérance. Donc quand des mecs font le ménage, les nanas trouvent que c'est toujours crado. So : soit elles repassent systémétiquement derrière et au final bossent toujours autant, soit au bout d'un moment elles disent au gars "vas-y laisse tomber vas jouer et laisse-moi faire tu fais ça comme un porchiot."
Situation que, pour ma part, je juge tout à fait vraisemblable, et sinon générale, du moins assez fréquente - je veux bien le croire, aucune objection.
Mais de la description de cet état de fait, mon père induit : donc c'est leur faute. Donc elles participent. Donc elles ont une part de responsabilité et tout n'est pas si simple et c'est pas noir et blanc et papati et patatouf et.....

Niveau zéro de la compréhension sociologique.

Devant toute assertion féministe mon père contre-attaque à base de "c'est pas si simple que ça !"
AHhhh la complexité du réel a bon dos...
Et moi, je me dis que c'est plutôt à lui qu'il faut expliquer que "tout n'est pas si simple"....

Qu'être féministe, ce n'est pas penser que les femmes sont les gentilles et les hommes les méchants et c'est tout....
Qu'on a un tout petit peu plus élaboré, comme concepts, pour penser le réel...
Par Ox - Publié dans : Famille je vous... ?
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Lundi 20 juillet 2009
M'est arrivé un truc.
Enfin, deux trucs.
Le deuxième racontait le premier, quand il a disparu.
Le premier avait une peur bleue de disparaître.

Pas clair ?
Je reprends du début de la queue de la comète.

J'étais au boulot, boulot, dans ma salle tout en bas, et l'été, le midi, tout en bas - bref : pas un chat.
Ni un chien, un rat, un lézard, pas la plus petite poule d'eau dans ma salle du bas de ma bibliothèque - tout juste deux trois mamies qui se débrouillaient très bien toutes seules et qui n'avaient pas du tout besoin de moi, ni pour les accueillir, ni pour les renseigner, pas non plus pour les inscrire (ben oui : accueil, renseignements, inscriptions, kidisent).

Une heure et demie à tirer, donc, moi et mon absence de poule d'eau.
J'ai fait deux trois trucs, un demi-machin - puis... je me suis dit : tiens, moi qui n'arrive jamais à trouver quatre minutes dans ma maison pour écrire les choses qui gravitent dans mon moins que crâne d'oeuf, moi qui ne trouve pas quatre minutes pour nourrir ma capuche et le bonhomme qui crèche dedans - moi qui, en plus, depuis quelques jours, ai un sacré truc à raconter.... et si je mettais à profit la pénurie de poule d'eau au boulot pour y remédier ? Là maintenant ?

Et voilà-ti pas que discrétos, en tout petit, j'ouvre une mini fenêtre pour taper tout ça au clair sur le clavier.
Pom pom pom, un paragraphe, deux, quatre, ça ressemble à un texte noir, sur fond blanc, en forme de récit d'angoisse (roulée en boule sous le lit).
Pas vraiment fini, mais bien entamé ; et voilà la fin de la plage-horaire-de-service-public (à dire tout attaché sans respirer) qui arrive à grandes enjambées, et la relève ; vite je plie le texte en petites boulettes et je l'expédie : hop ! depuis mon mail pro jusqu'à mon mail perso.
Zou. Envoyé. (Et j'en profite pour vider le dossier messages envoyés et la corbeille par la même occasion. Du clair, du vide et du bien-être.)

Enfin, jusqu'à mon mail perso... que je croyais.

Parce que voilà : jamais arrivées à destination, les petites boulettes. E-va-po-rées. Désintégrées. Soufflées.
Perdues à tout jamais.
( ? )

Je me suis demandée : essaierait-on de me dire quelque chose ? Les dieux qui m'enverraient un message depuis leur mail pro jusqu'à mon trou noir de mail perso ? Dois-je comprendre que les angoisses, on les range dans le Grand Rien, et qu'on s'asseoit dessus ?....

Pchit, mon blabla à palabres. Manquerait plus que mon article s'efface - comme ça, ppfffiou.....
Par Ox - Publié dans : Teknicolor
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Samedi 18 juillet 2009
J'écoutais le podcast de la chronique de Cyril Lemieux (éhé lui c'est le chef de mémoire de mon ancien chéri ! j'en connais moi du beau monde.... ) - bref - du 14 avril deyalongtemps (sa chronique, il l'a fait dans La suite dans les idées, sur France Culture, et quand même, c'est pas mal, je trouve - enfin c'est l'une des chroniques les plus chouettes que je connaisse, car d'habitude je suis pas fan de ces machins-là). Bon.

Il y causait du dernier rapport d'Amnisty International ("France : des policiers au-dessus des lois", publié le 2 avril 2009).
Qui fait mention, entre autres, de cas de "décès jugés suspects" classés sans suite par la justice - ceux par exemple d'Abdelhakim Ajimi et d'Abou Bakari Tandia.

Le premier est mort lors de son transfert au commissariat, après "avoir été maîtrisé" par des policiers à Grasse dans les Alpes maritimes. Deux policiers soupçonnés d'être impliqués dans cette affaire n'ont pas été mis en examen et continuent de travailler dans la ville.

Pour le second, il est intéressant de lire le résumé des faits (rapporté  ici ) :


"5 décembre 2004, début de soirée
Abou Bakari Tandia, 38 ans, résidant en France depuis 13 ans, d’origine malienne, est interpellé rue du Clôs Lucé à Courbevoie par la Brigade Canine et emmené au commissariat de Courbevoie.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2004, Abou Bakari Tandia tombe dans le coma dans des circonstances encore troubles à ce jour. Les pompiers l’emmènent d’abord à l’hôpital de la Salpétrière à Paris pour examen, puis le ramènent à l’hôpital Louis Mourier de Colombes où il est admis en réanimation. Son coma est irréversible. Le procureur de Nanterre Bernard Pagès se déplace dans la nuit et classe l’affaire sans suite.

L'origine du doute
Plus tard, lors de l'instruction, la famille partie civile prendra connaissance de la version des policiers :
Abou Bakari Tandia se serait volontairement frappé la tête contre le mur dans sa cellule et serait tombé inanimé.
Mais ni les 2 hôpitaux concernés ni le rapport d'autopsie réalisé après le décès de Abou Bakari Tandia n'ont détecté de lésion du crâne. La famille n'a pas non plus constaté de marques visibles sur la tête ou le visage de la victime lors de la première visite à l'hôpital.

9 décembre 2004
Plus de 48 heures après l’entrée au commissariat de Abou Bakari Tandia, la police prend enfin contact avec Samba Tandia, son frère. 2 membres de sa famille et le représentant du Consul du Mali se précipitent à l’hôpital de Colombes. Mais 2 policiers de faction devant la porte de la chambre du mourant en interdisent l’accès pendant 24 heures supplémentaires… Situation inhumaine.

Le 10 décembre, la famille peut enfin se rassembler autour d’Abou Bakari Tandia, en état de mort cérébrale. Son corps est encore très gonflé, son thorax présente une plaie ronde non documentée à ce jour dans les rapports médicaux disponibles. La famille prend des photos.

24 janvier 2005
Abou Bakari s’éteint à l’hôpital. Son corps subit une autopsie, puis son frère le ramène au Mali.

Pendant ce temps, la famille cherche désespérément information et soutien. Au commissariat, à l’hôpital, aucune réponse à ses questions, à son besoin de vérité. Les effets personnels du mort, arrivé nu à l’hôpital, ne sont pas rendus à la famille. Seulement le silence, du flou, des rumeurs contradictoires. Aucune excuse, aucune aide, aucun conseil ne vient des administrations. La famille endeuillée endosse tous les frais.

Avril 2005
L’oncle et le frère de Abou Bakari Tandia décident alors de prendre un avocat (Maître Samba Ba) pour déposer plainte et se constituer partie civile. Motif de la plainte : « Torture et actes de barbarie ayant entrainé la mort ». Puis une association de soutien se constitue à l’initiative des associatifs courbevoisiens qui côtoient le foyer Soundiata, avec les proches de Abou Bakari Tandia, ses compagnons du foyer, les associatifs et citoyens émus par ce drame.

30 juin 2005
La juge d’instruction Madame Cornier instruit le dossier au TGI de Nanterre. Les plaignants apprennent que la vidéo surveillance de la cellule dans laquelle Abou Bakari est tombé dans le coma était en panne la nuit du drame.

Avril 2007
Le Cabinet d'avocats Leborgne Saint-Palais reprend l’affaire.
Au TGI de Nanterre, Madame Duyé a succédé à la première juge d’instruction.

Novembre 2007
Le dossier est confié à Maître Yassine Bouzrou, du Barreau de Paris. Il reprend le dossier à zéro et met en évidence de nombreuses zones d'ombres. Grâce à ce spécialiste des affaires pénales, les parties civiles prennent connaissance d'élèments nouveaux : par exemple, que des documents primordiaux du dossier médical manquent à l'appel, et cela malgré les recherches.

Face aux douloureuses absences et imprécisions du dossier, les proches de Abou Bakari Tandia renouvellent leur confiance en la justice."




Par Ox - Publié dans : Politik en armes
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Lundi 13 juillet 2009
Ox est très heureuse de vous annoncer
la naissance de Michel,
à l'âge de 51 ans.



Par Ox - Publié dans : Teknicolor
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Samedi 11 juillet 2009
Je suis franchement privilégiée là dessus.... j'ai vraiment de la chance. Attention, je veux pas dire que mon boulot me passionne, que je suis contente tous les matins de m'y rendre, loin de là... Souvent je râle, et je lorgne la date des vacances sur le calendrier... je souffle... mais tout de même.

Ces derniers temps, on peut pas vraiment dire que c'était l'extase, dans mon p'tit crâne d'oeuf à deux centimes.
Météo maussade, ondées intermittentes.
Cet après-midi, j'ai vécu un moment de pur bonheur entre Copain40ans et Copain60ans au boulot.

Copain40ans n'est pas là depuis très longtemps (combien ? je ne sais plus trop car avec lui j'ai rapidement eu cette l'impression qu'il avait toujours été là, qu'on avait toujours bossé ensemble. Peut-être cinq mois). Tout sec, un peu osseux, une brindille avec des cheveux gris et des yeux transparents. L'accent de Toulouse, bavard, bavard - et surtout : gai. Une gaité permanente, que rien n'oxyde. On se fait des blagues toute la journée avec lui.

Avec Copain60ans c'est une plus longue histoire. Il est arrivé bien avant moi, et on se connaît depuis mon entrée à la bib, ça fera bientôt deux ans. Il a fallu l'apprivoiser. J'ai mis du temps à le connaître, un peu, progressivement, le mettre en confiance, et puis découvrir un petit bout comme il était. Maintenant, il y a comme une complicité entre nous, et j'en suis très fière. Je l'adore totalement. J'adore son visage, et j'adore le voir sourire ; j'adore sa voix, et sa façon de se tenir et de marcher ; j'adore ses expressions, et son regard sur les choses. Nonnon, je ne suis pas amoureuse - je suis amoureuse de Rayé et de personne d'autre - juste, je l'aime énormément. C'est important qu'il soit là.

Et cet aprem, dans l'atelier, je me suis trouvée entre Copain40ans et Copain60ans, qui avaient entrepris de couvrir un livre compliqué tous les deux. J'étais bien, à l'aise, avec eux deux, c'était une parenthèse où je pouvais être celle-là - cellequejesuis avec Copain60ans, et cellequejesuis avec Copain40ans - en même temps, fondue l'une dans l'autre, et j'aime bien être celles-là, je me sens zen, j'ai envie de rigoler - et, c'est bête, mais je me sens aimée aussi.

Vas comprendre, des fois.
Par Ox - Publié dans : Dur boulot
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Mardi 7 juillet 2009
Vendredi 12 juin.

Ca faisait un moment que Rayé m'en parlait : le musée de l'Orient, son seul nom lui mettait des étoiles dans les yeux. (Rayé, il est du genre oriental plutôt : rayures de l'époque Ming, un peu.) On l'avait vu de loin chaque fois qu'on avait pris le train à Cais de Sodre : nos wagons verts passaient juste devant. Allez, c'est décidé, on y va aujourd'hui.
On hésite : train ou petits pieds ? On médite de longue minutes le nez sur le plan de la ville, puis on se décide pour nos pieds (toujours ce goût de l'aventure...)

Et voilà-ti pas que sur notre chemin on tombe, par un hasard tout à fait fortuit, nez à nez avec cet autre musée : le museu nacional de arte antiga. Tiens donc. [A ce point de mon récit, il me faut mentionner un autre élément, indispensable à l'entière compréhension de la situation : à ce moment m il se trouve que Rayé avait diablement envie de faire pipi - ça arrive même aux meilleurs.] Moi : il se peut que ce musée recèle de pures merveilles d'art médiéval ! Lui : il se peut que ce musée recèle des toilettes ouvertes au public ! Le guide du routard 2008 confirma l'une et l'autre de nos supputations - et nous voilà donc embarqués.

J'aime mieux vous dire qu'on ne fut pas déçus.
[ Les toilettes, bon, les toilettes étaient des toilettes, mais... ]
Le musée ! Pour moi le plus beau du voyage. Plein les mirettes. Un délice. J'ai adoré.
Et puis pas un chat. Des pièces et des pièces à n'en plus finir, vastes, remplies de merveilles.
A l'étage des oeuvres chinoises et japonaises (quelques indiennes) ; en dessous des peintres européens du XVe au XIXe siècles. Moi j'y connais rien ; mais ce que je préfère, ce sont les peintures des XVe et XVIe siècles. Ca me rend baba.
Notre préféré : la Tentation de Saint-Antoine de Hieronymus Bosh. (On est resté longtemps devant.)



On fait dinette dans la touffeur tropicale du petit square devant le musée, puis on se remet en chemin, avec nos pieds ; on décide d'aller près de la mer, et pour cela de rejoindre la gare d'Alcantara. Ce fut l'occasion d'une grande expérience : marcher sur un trottoir de 20 cm à côté d'une 4 voies par 34°, je sais pas si vous avez déjà fait, mais ce fut une sorte de pitch de notre voyage - un grand moment.
On réussit à rester en vie et on débarque à Oeiras : plage plus populaire qu'Estoril d'après le routard. Et on découvre... la Grande Motte pendant le we du 15 août : ya tellement de monde sur cette plage qu'on ne voit plus le sable. Décatis, on remonte dans le train pour gagner Estoril, et on découvre... la Baule à Pâques ? Jusqu'à ce qu'une diode s'allume dans nos cerveaux respectifs : c'est jour de fête aujourd'hui au Portugal, c'est férié...

On fait trempette tout de même, on lit (Rayé est plongé dans les Frères Karamazov ; moi je relis Alice in Wonderland).

Et puis le soir : gros délire dans Liboa. C'est la fête de Saint Antoine - saint patron de l'Alfama, et par extension de toute la ville. On avait mis une croix sur nos agendas pour ne pas rater ça - on a été un peu déçus... Des flots de flots de milliards de gens (donc : écrabouillés, embouteillages humains en veux-tu en voilà), boîtedeconservés pour regarder passer une parade un peu toute moche : des gens déguisés qui dansent avec des décors cartons pâtes dans le style d'Interville. (Evidemment ya toujours quinze personnes devant toi et malgré des contorsions acrobatiques tu n'y vois goutte ; sans compter que la parade avançait morceau par morceau avec des gros blancs vides entre chaque grumeau.)

J'ai tenu une petite heure, tout de même, puis j'ai fait les yeux doux à Rayé pour qu'il me ramène à la maison...

Par Ox - Publié dans : Wouacances : wawawoum !
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Lundi 6 juillet 2009
Jeudi 11 juin.

Aujourd'hui nous retournons à Sintra... Back to the nature - eh oui les arbres m'ont manqué... Dans le parc da Pena, c'est magique : il y a plein d'eucalyptus. Ca sent bon ! On ramasse des poignées de petits cônes verts odorants - ça sent le koala :) On grime, doucement, dans les sous-bois (au-dessus des cimes des arbres le soleil carbonise, grande forme) ; on papote Rayé et moi (on s'en lasse jamais). Jusqu'au Castelo dos Mouros, puis on prend le chemin du Palacio da Pena. Visite : une enfilade de toutes petites pièces archi-meublées ; on est un peu nombreux et parfois franchement à la queue leuleu, mais l'ensemble est rigolo. (Pas toujours de très bon goût, mais les yeux ne savent pas où se poser tellement il y a de machins - on s'ennuie pas.)



On va lire au soleil... Un scout vend des gâteaux aux pommes.

Le soir, on dîne au restau - Rayé déguste une sorte de soupe à la pieuvre, et moi je râcle jusqu'à la dernière cuillère de ma brandade de morue. A la table d'à côté, croyez-le ou non, Gary Oldman. (Une étrangeté que je ne suis pas encore parvenue à m'expliquer : ce Gary-là parlait allemand.)

Par Ox - Publié dans : Wouacances : wawawoum !
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Dimanche 5 juillet 2009
Mercredi 10 juin.

Comme on ne s'en lasse pas, Rayé et moi, on décide de prendre le train. Nous voilà donc au petit matin (heu...) tout guillerets sur le chemin de Belem.
Cette fois on marche jusqu'à la tour - on la lorgne de face et de profil, et on s'asseoit à côté, bord de l'eau, yeux dans l'eau, petite brise légère... On prend le temps de rien faire tout notre saoûl : zyeuter les gens qui passent et qui repassent, considérer les bateaux.
A quelques mètres de la tour une foule de Portugais s'active ; on entendait de loin la voix d'un homme au micro, commenter on-ne-sait-pas-quoi d'un ton enthousiaste - on s'est demandé un moment si ce n'était pas une fête foraine, ou quelque "qui-veut-gagner-des-millions" - en fait non, la foule arbore des uniformes militaires vert kaki, avec pour certains plein de petites médaillettes du mérite.
On les laisse à leurs médailles et on prend la direction du cloître de Sao Jeronimos (chouette, c'est jour férié, c'est tout gratuit :p). Evidemment c'est très très beau - pour de vrai on en prend plein nos mirettes, on n'est pas déçus. (On n'est pas tout seuls non plus, mais rien d'insupportable.)


On passe un long moment le nez sur une expo : la triple histoire du monde, du Portugal et du monastère - une grande chronologie à trois étages enroulée en spirale, agrémentée de petites photos ; j'en sors toute étourdie de l'étendue de mon ignorance et de ce qu'il me reste à apprendre dans la vie en général - c'est là que l'on décide, Rayé et moi, d'accrocher ses listes de dates dans les chiottes de notre nouvelle maison (tiens, on l'a toujours pas fait, faudra que j'y pense... ;p)

Après le casse-croûte dans le jardin, hop : Centre Culturel, et musée d'art contemporain ; collection Berardo (zavez vu, ça met un petit coeur dans la barre du navigateur - si c'est pas kitch ça alors...), expo : l'art au risque du réel (rapport au titre : j'aime mieux vous dire que je n'ai strictement RIEN compris aux panneaux explicatifs du pourquoi - à tel point que je me suis demandée si c'était réellement censé signifier quelque chose...)
Mais AH l'expo, elle, elle était trop chouette.

(De grandes salles spacieuses avec des surprises dans chacune ; des choses très différentes, des stars et des pas-stars, de quoi se promener lentement et sereinement de truc en truc, prendre du recul, blablater, rigoler aussi.)
(C'est un endroit étrange, un musée.) (Des fois on s'y sent bien.)

(Oui, je sais, super situé sociologiquement parlant, ma remarque à la nouille.)
(Je me situe dans le voyage touristique de la nana kadufric - voyez ? hum.)

Et bien entendu, tout cela s'est soldé par un pastéi de nata (enfin, trois en vérité :p), et un jus d'orange délicieux.

(Et dans le frais des draps blancs : alors, 1453, chute de Constantinople, 1907, les demoiselles d'Avignon, 16... ohlala.)
Par Ox - Publié dans : Wouacances : wawawoum !
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