blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

une tasse de thé ?

Bienvenue sur mon blog !




 
Mercredi 29 avril 2009
Il m'est arrivé quelque chose de très troublant ce jeudi.

J'étais dans la petite salle des bureaux centraux, où l'on regarde les livres que peut-être on va acheter, dans notre bibliothèque-médiathèque, dans notre section jeunesse des enfants.
Des caisses de livres de toutes tailles, toutes les couleurs, des documentaires sur l'antiquité, des romans d'amour, des cartonnés pour les bébés, un peu de tout, éparpillés en piles branlantes au milieu de la grande table, où l'on se sert - une cuillère de ci, une cuillère ça... Des collègues d'autres bibliothèques affairés autour de moi, sur leurs chaises, à tourner les pages, à griffonner leurs commentaires sur des cahiers blancs.
J'en étais à ma troisième pile. J'avais l'humeur rigolarde, je crois.
Je venais de me bidonner avec Olivia préparant Noël.
Je prends, parce qu'il est devant moi, parce qu'il est sur le dessus, le livre d'après - sans y penser, et c'est le livre de Charlotte Moundlic et Olivier Tallec, la croûte. Je regarde sa couverture rouge, je note vite fait sur mon calepin le petit numéro (15), je l'entoure avec mon stylo bic bleu... j'ouvre le livre.

Et là, comme un grand rideau qui tombe devant mes yeux - un rideau de buée.
Quelque chose qui monte, très vite, dans ma poitrine. De mouillé, d'enveloppant, qui me serre.
Prise au dépourvu, sans défense, contre cette émotion qui me submerge -
si j'éponge pas très vite je vais me mettre à pleurer au milieu de cette salle, sur mon tas de livres pour enfants -

Un livre magnifique, très, très beau -

J'ai tourné la dernière page avec mes yeux plein d'eau, retenue derrière des digues de carton ; je l'ai reposé sur la pile du milieu, l'air de rien, et j'ai gardé la tête baissée en attrapant La forêt des songes.

Le lendemain soir je suis passée à la librairie, et je l'ai acheté ; j'ai attendu d'être rentrée chez moi pour l'ouvrir à nouveau. Je n'avais pas passé la seconde page que mes larmes coulaient, cette fois sans retenue, à flot ; et j'ai tourné le dos à la fenêtre pour cacher mon visage.


Voir ici : http://www.soupedelespace.fr/leblog/la-croute-charlotte-moundlic-olivier-tallec/
Par Ox - Publié dans : Maman
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Dimanche 26 avril 2009

Madame, Monsieur,

 

 

Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part de ma grande déception et de mon profond mécontentement, par rapport à l’honnêteté, au respect des règles et des personnes, et à la correction professionnelle de l’agence immobilière GRMMMMFFFGRGR, sise au brbrbrbrbr, et dont le siège est domicilié à chmouc-chmouc-chmouc.

 

Je tiens à relater les faits suivants.

 

A la fin du mois de mars 2009, Rayé et moi-même prenions contact avec cette agence immobilière. Nous avions déposé notre préavis de départ pour le 5 mai 2009 pour l’appartement que nous occupions alors et étions à la recherche d’un appartement à louer sur la ville de Brbrbrbrbrbr.

 

Nous avons tout d’abord déposé un dossier auprès de cette agence (préalable à toute visite, nous a-t-on expliqué). Nous avons ensuite explicité les critères de notre recherche, et il nous a été proposé de visiter un appartement, situé au chmolo-chmolo. Nous avions alors déjà précisé que nous avions besoin d’un logement pour la fin du mois d’avril, dernier délai.

 

Le lundi 30 mars 2009 j’ai visité ce logement avec une personne de l’agence immobilière RRRRRFFLL. Il était alors inoccupé. L’agente immobilière m’a informé qu’il devait être repeint, et que la baignoire, qui présentait un trou suite à un problème de fuite, devait être remplacée.

Je lui ai demandé quand l’appartement serait disponible, et elle m’a répondu mi-avril.

 

On nous a ensuite informé que notre dossier avait été retenu, parmi plusieurs autres, par le propriétaire de l’appartement, et nous avons décidé de signer le bail de location.

 

Rayé s’est présenté le jeudi 16 avril à l’agence GRRRRRRRRRR afin de signer le bail. Il a versé la somme de 705 euros au titre du dépôt de garantie, et 794 euros au titre des honoraires de location, soit 1499 euros (en espèces, car il fallait sinon les régler en chèques de banque, ce qui n’était pas possible pour nous étant donné nos horaires de travail et l’ouverture de nos agences bancaires).

 

C’est alors qu’on l’a informé que l’appartement ne serait pas disponible immédiatement, comme il avait été convenu précédemment, mais seulement le 30 avril ou le 4 mai.

Ce retard était dû, lui a-t-on expliqué, aux travaux à réaliser ; on lui a également précisé que ces travaux commençaient ce jour (jeudi 16).

Rayé a exprimé son étonnement et a expliqué qu’il préférait nettement l’option du 30 avril, qui nous permettrait de procéder au déménagement durant le week-end des 2 et 3 mai (je rappelle que nous devions quitter l’appartement que nous occupions le 5 mai).

La personne de l’agence immobilière lui a répondu qu’elle lui donnerait une réponse rapidement, et a proposé que, dans l’attente de cette réponse, le bail soit signé en deux exemplaires sans date d’entrée, ce qui a été fait.

 

Je me suis pour ma part rendue à l’agence GGGGGGGGRRRR le lundi 20 avril afin de procéder à mon tour à la signature du bail. Nous n’avions entre temps pas eu de nouvelles de l’agence, et donc pas de réponse concernant la date.

J’ai commencé par parapher et signer les deux exemplaires du bail de location, avant de poser la question de la date d’entrée : le 30 avril ou le 4 mai ? Deux agentes immobilières étaient alors présentes dans le bureau.

La première personne m’a répondu que ce serait « courant mai ». Comme j’exprimais ma surprise et mon incompréhension, la seconde personne m’a dit que les travaux commençaient ce jour (ils n’avaient donc pas commencé le jeudi 16 ?), et que l’appartement serait libre « le 11 mai dernier délai ». Je leur ai fait part de mon mécontentement, et on m’a répondu qu’on m’informerait rapidement de la date retenue (les deux agentes ont d’ailleurs repris mon numéro de téléphone portable).

 

Nous avons passé les jours suivants à essayer de joindre le propriétaire de notre appartement actuel, afin de savoir s’il était envisageable qu’on repousse notre départ, en allongeant le préavis. Nous avons finalement réussi à lui parler le jeudi 23 mai ; faisant preuve de compréhension, il a accepté et nous nous sommes mis d’accord sur la date du 16 mai 2009.

 

Le soir du jeudi 23 mai, Rayé s’est donc rendu à nouveau à l’agence RRRRRRRRMMMFFF. Il leur a expliqué que nous étions finalement d’accord pour prendre l’appartement plus tard, même si ce n’était pas ce qui avait été convenu au départ. Il a demandé à ce que l’on écrive sur le contrat de bail la date du 13 mai 2009.

 

La personne présente lui a répondu qu’elle n’avait aucune date pour cet appartement, et qu’en conséquence elle refusait d’écrire la date du 13 mai.

Rayé a alors demandé à ce que lui soit remis l’un des deux exemplaires de ce bail. On lui a répondu que le bail n’était donné que lors de la remise des clés, et qu’on ne lui donnerait donc pas.

L’agence immobilière disposait de deux exemplaires du contrat de bail sur lesquels figuraient nos deux signatures en bonne et due forme, avec la date d’entrée en blanc ; elle avait ainsi la possibilité de remplir ce blanc quand elle le voulait à sa convenance – on pouvait imaginer qu’elle note la date du 30 juin ou du 30 septembre 2009 sans que nous ayons grand moyen de protester.

 

Mon Rayé à moi a exprimé son profond mécontentement vis-à-vis de cette façon de faire. Il lui a alors été dit que « puisque que c’était comme ça, nous n’aurions pas l’appartement, et que le bail était rompu ».

On lui a également dit qu’on le contacterait pour fixer un rendez-vous afin que nous récupérions les sommes que nous avions versées.

 

A la date d’aujourd’hui, nous n’avons aucune nouvelle de l’agence.

 

 

Nous sommes extrêmement choqués par l’attitude du personnel de cette agence immobilière. 

 

Quatre copies de cette lettre ont été adressées, respectivement :

- à …….

 

 

Et une aux dieux du logement.

Amen.

 

 

Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Samedi 25 avril 2009
On était au restaurant avec tout un tas de gens qu'on n'avait pas vus depuis des mois - voire des années pour certains ;  et on avait posé nos quatre paires de fesses tout au bout de la longue table, moi, en face de Rayé, et à côté, Samson et Flora qu'on voit à peu près toutes les semaines, et on se faisait des blagues de dédouanement tout bas - bé mets-toi là Rayé c'est vrai qu'on se voit pas souvent depuis le temps que j't'ai pas vu alors qu'est-ce que tu deviens...

Comme d'habitude, sous mon sourire extatique, je commençais à râler, comme Flora me demandait des nouvelles du boulot - bibliothèque d'égoûts.
Et puis je me suis entendue prononcer cette phrase improbable - et quand je l'ai entendue j'ai réalisé à quel point elle était con - mais c'était trop tard pour la rembobiner : "Ce qui est bien, c'est qu'il y a pas mal de Chinois qui viennent dans ma bibliothèque."

Oui.... heu....
Et ?
???

L'autre jour, une petite fille que je connais bien parce qu'elle traîne souvent en section jeunesse est venue avec son papa, qui lui ne parle pas français ; comme elle m'a reconnue elle est venue me demander si on avait des méthodes de français pour les sinophones, et elle traduisait tout en Chinois pour son père, en simultané - c'était une chouette rencontre.

Bien sûr, cette phrase était stupide, c'était comme un caillou de pensée mal dégrossi qui serait sorti grossier de mon cerveau puis de ma bouche sans passer par la case raison - conversation sociale, trucs qui ont des significations. (Flora, sympa, a hoché la tête comme si je venais d'émettre une opinion tout ce qu'il y a de plus sensé.) Ce qui est chouette, dans mon travail (je veux dire, mon travail comme il est pour moi, aujourd'hui, dans ma bib d'égoût, et pas comme il pourrait et devrait être - il y a tellement d'autres raisons pour lesquelles il pourrait être passionnant), ce sont les rencontres ; avec des collègues, avec le public. En général, hé, le public en général bien sûr, pas que les gens chinois.... !

C'est juste... Ce qui touche à la Chine, en plus, j'pourrais pas vraiment dire pourquoi, ça me colle des sourires.
C'est comme si je rencontrais un peu tous les jours des gens qui joueraient dans la super série télévisée dont je s'rais fan et que je regarderais tous les soirs sur M6....

Par Ox - Publié dans : Dur boulot
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Jeudi 23 avril 2009
En France, le revenu médian est de 1 500 euros par mois (that is to say : la moitié de la population française gagne moins, l'autre moitié gagne plus).

Pour un individu seul et après impôts, gagner plus de 3 500 euros par mois, c'est faire partie des 5% les plus riches.
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Mardi 21 avril 2009
... bé c'était un écureuil....

extrait de mon album coup de coeur du mois (héhé) : Sound effects bruitages volume 6 !

Où vous pourrez découvrir... l'hélicoptère à réaction, allumage, décollage - , la porte qui s'ouvre et se ferme avec la clé (normalement, en vitesse, puis grincement prolongé de la porte avec fermeture violente), le combat de lutte libre, le débouchage d'une bouteille de mousseux qui vient verser dans deux verres et relatif ( ? ) toast frappés à la porte ( ?? ), sans oublier la marmotte, les cigales diverses, le marteau sur les clous, l'homme qui rit (héhé), le distributeur automatique de boisssons (sauvage bien sûr), le dégorgement du lavabo, et le signal de ligne intérieure occupée.
(J'en passe, vous en avez pour 91 plages d'écoute rien que pour le volume 6...)

A écouter sans modération.
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Lundi 20 avril 2009


Réponse dans 24 heures et quelques noisette.
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Samedi 18 avril 2009
L'autre matin j'ai franchement halluciné - j'aurais avalé de travers, je m'en serais étouffée toute cuite, n'avais-je été en petit short à faire semblant de me bicepser sur une machine mécanique.

C'est mon vice ridicule : être inscrite dans une salle de gym ; j'y vais avec Copine ex-collègue - Goliath - avec son grand coeur et tous ces côtés (et ses milieux) qui la font ressembler à un ouragan vivant ; d'habitude je fais du vélo-qui-n'avance-pas, du tapis-de-course-qui-n'avance-pas ; je vais aussi avec Goliath (ça lui va bien) aux cours où on se tire dans tous les sens sous tous les axes comme un chewing-gum (stretching, qu'y appellent ça) - et quand ça me prend, juste pour rigoler, je descends dans la salle aux accessoires, faire semblant de soulever des trucs et des machins en fonte.
Pas trop j'y vais hein, je reste quand même une belle chaussette molle.
Mais des fois - pour papoter quoi, comme toute Ox qui se respecte. Raconter ma vie. (Ecouter les flots de Copine aussi. Des flots qu'on sait pas trop comment endiguer parfois. Alors on n'endigue pas.)

Et là, l'autre matin, j'étais sur le petit caroussel où on fait semblant de se muscler le dedans de ses cuisses de batraciens. A ma droite, une dame. A ma gauche, une dame. Entre 45 et 55 ans, toutes les deux ; l'une blonde péroxydée, le visage enduit de sa couche de fond de teint bien coriace - le genre que j'aurais pas trop envie, a priori comme ça à vue de nez, que ça soit ma copine - mais faut pas préjuger - l'autre une tête à être ma gentille tante, ma collègue à la cool, une bonne tête sympa, sous ses cheveux coupés courts.

La salle était pleine de gens, assis, debouts, comme elles et comme moi, vaquant à leurs absurdités organiques.
Un silence habité par le petit grincement huileux des machines et la respiration de deux trois messieurs Propres qui se la jouaient Popeye.
Quand je me suis assise sur le siège noir les deux susdites étaient en train de papoter - des connaissances de club de gym, il m'a semblé, pas à proprement parler des copines. J'arrive au milieu de la conversation. Elles parlaient comme on parle météo - "quel mois d'avril pourri, tout de même, j'espère que l'été sera mieux" - sauf qu'elles parlaient pas météo - je m'assois (la tête enfarinée) et j'entends -
"l'autre jour quand je suis montée dans le RER on pouvait nous compter" -

C'est étrange, parce que cette phrase aurait pu vouloir dire n'importe quoi - alors pourquoi, immédiatement, ai-je pensé qu'elle signifiait ça ? Et en même temps je me disais - "non attends c'est pas dieu possible"

"- ah mais ça c'est terrible à Paris maintenant yen a de plus en plus !
- et à trois heures de l'après-midi en plus, on se demande quand ils travaillent...
- et ça se reproduit ça se reproduit...
- bah ça avec les allocations ils peuvent y aller !
- mais bientôt yaura plus que ça..."

On n'entendait qu'elles, dans toute la salle, avec moi au milieu ; j'ouvrais des yeux comme des soucoupes, j'ai cherché le regard d'autres personnes, autour, juste histoire de partager mon sentiment d'aberration, je savais pas si je devais parler, dire quelque chose ; au bout d'un moment je me suis levée et je suis juste allée trouver Goliath là haut - Rayé m'a dit que j'aurais dû leur dire, un truc, n'importe quoi, genre - ce que vous dites tombe sous le coup de la loi incitation à la haine raciale et si vous continuez...

Je sais qu'il y a des gens racistes en France hein, d'un racisme bien crasse, à la pelle, mais je ne pensais pas qu'on pouvait (encore ?) exprimer comme ça avec tant de désinvolture, dans un lieu public - ou du moins au milieu de plein de gens inconnus - de telles horreurs -

Leurs paroles leur semblent-elles aussi banales et ordinaires, propres à rencontrer l'assentiment mou autour d'elles, qu'elles peuvent les faire entendre comme on parle salades ou quiches aux poireaux ?


Par Ox - Publié dans : Petite chronique du racisme quotidien.
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Mardi 14 avril 2009
Métro ligne 5. On est samedi. Un type assis un strapontin. Je suis debout, je regarde par la vitre, j'ai mon air renfrogné des matins. Monte un groupe de nanas de plein d'âges, on dirait des copines de boulot, qui vont toutes ensemble quelque part -  un air de se rendre à un pique-nique. Une partie s'assoit sur les places 4 - 4, mais yapa de place pour toutes et l'une s'installe sur le strapontin à côté du môssieur.
Station vide-gens. De la place aux 4 - 4. Les copines appellent la femme au strapontin, qu'elle les rejoigne. Comme elle n'entend pas tout de suite paumée dans ses pensées qu'elle est sûrement, elles commencent à rigoler et la charrient - comme quoi elle se plaît bien à côté du môssieur strapontin. Elles rient fort.
Le môssieur se joint à la blague. La nana est toute rouge - renfort de chambrages de tous côtés.
La dame se lève et s'assoit derrière avec ses copines, le gars se retourne et file et file refile le coton de la blague - vaguement lourde, mais les copines continuent à rire - début d'une grande histoire d'amour, et patati, et patates...
 "Vous êtes d'origine algérienne ?"
La nana répond pas elle en a marre de la blague ça se voit - mais les copines continuent et ça rigole et ça rigole et puis le gros lourd, comme un cheveu, avec sa soupe, et ses yeux de merlan frit dans son huile :
"J'"aime beaucoup Rachida Dati et Fadela Amara."
Blanc. Les yeux se collent à la vitre.
Mon métro s'arrête.
Par Ox - Publié dans : Petite chronique du racisme quotidien.
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Dimanche 12 avril 2009
Où je vous parle de Myosotis. [Et je fais un apparté dans les crochets : je sais, Myosotis, c'est pas un nom. Et Myosotis ne s'appelle pas vraiment Myosotis... mais je sais pas comment la surnommer et je veux pas y coller son vrai nom, pour si jamais la CIA lit ce blog.]

Elle m'a dit, Ox, hier il m'est arrivé un truc horrible. - Après elle m'a dit : j'étais sûre que tu comprendrais - et ça m'a fait chaud au coeur.
Hier soir, elle est passée au Franprix faire des courses, entre le boulot et la maison. A la caisse, un mec saoûl juste derrière elle. Il lui dit des choses obscènes. Il l'agresse de ses mots tout dégueus.
Elle me dit - j'aurais dû tout laisser en plan et partir ; laisser mes courses, je m'en fous, et sortir. Tout de suite.
Mais elle ne part pas et le gros dégueu continue ; personne ne bronche autour d'elle, aucune réaction de personne ; elle lui dit - monsieur vous êtes saoûl. Et puis - j'ai honte pour vous.
Et la nana de la caisse de s'adresser à elle - avec fermeté : taisez-vous. NE - DITES - RIEN.
? Eviter les débordements ?

Rester là et endurer, rien dire, rien faire, juste serrer les dents encaisser et attendre que ça soit fini, et laisser le gros porc répandre ses phrases et son pouvoir sur nous ?
(Oups pardon j'ai dit nous.)

Elle me raconte qu'elle est rentrée chez elle et a pleuré ; qu'elle y a pensé encore toute la nuit et tout le matin ; que sa mère lui a dit au téléphone que dans ces cas-là on ne fait rien - pas de vague.

Ben voyons.
(Faire semblant que ça n'atteint pas quand ça atteint, violemment, ça n'existe pas comme solution. Rester digne quand on a l'impression de se faire marcher dessus, avec leurs grosses chaussures crantées dégueues.)
Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Vendredi 10 avril 2009
Mon premier a déjà été loué,
Mon deuxième faut rappeler mardi,
Mon troisième ne répond pas,
Mon quatrième on peut pas encore le visiter,
Mon cinquième la personne qui s'en occupe est partie en vacances,
Mon sixième ne répond pas,
Mon septième le numéro n'est pas attribué,
Mon huitième prend mes coordonnées et me rappelle,
Mon neuvième est déjà loué,
Mon dixième ne répond pas,
Mon onzième faut rappeler après 17 heures,
Mon douzième a pris 200 euros sans prévenir,
Mon treizième a déjà cinq dossiers très sérieux,
Mon quatorzième est déjà loué,
Mon quinzième...

(C'est un jeu de doigts qui se joue avec les doigts de pieds.)
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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