blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

une tasse de thé ?

Bienvenue sur mon blog !




 
Dimanche 12 avril 2009 7 12 04 2009 21:33
Où je vous parle de Myosotis. [Et je fais un apparté dans les crochets : je sais, Myosotis, c'est pas un nom. Et Myosotis ne s'appelle pas vraiment Myosotis... mais je sais pas comment la surnommer et je veux pas y coller son vrai nom, pour si jamais la CIA lit ce blog.]

Elle m'a dit, Ox, hier il m'est arrivé un truc horrible. - Après elle m'a dit : j'étais sûre que tu comprendrais - et ça m'a fait chaud au coeur.
Hier soir, elle est passée au Franprix faire des courses, entre le boulot et la maison. A la caisse, un mec saoûl juste derrière elle. Il lui dit des choses obscènes. Il l'agresse de ses mots tout dégueus.
Elle me dit - j'aurais dû tout laisser en plan et partir ; laisser mes courses, je m'en fous, et sortir. Tout de suite.
Mais elle ne part pas et le gros dégueu continue ; personne ne bronche autour d'elle, aucune réaction de personne ; elle lui dit - monsieur vous êtes saoûl. Et puis - j'ai honte pour vous.
Et la nana de la caisse de s'adresser à elle - avec fermeté : taisez-vous. NE - DITES - RIEN.
? Eviter les débordements ?

Rester là et endurer, rien dire, rien faire, juste serrer les dents encaisser et attendre que ça soit fini, et laisser le gros porc répandre ses phrases et son pouvoir sur nous ?
(Oups pardon j'ai dit nous.)

Elle me raconte qu'elle est rentrée chez elle et a pleuré ; qu'elle y a pensé encore toute la nuit et tout le matin ; que sa mère lui a dit au téléphone que dans ces cas-là on ne fait rien - pas de vague.

Ben voyons.
(Faire semblant que ça n'atteint pas quand ça atteint, violemment, ça n'existe pas comme solution. Rester digne quand on a l'impression de se faire marcher dessus, avec leurs grosses chaussures crantées dégueues.)
Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 04 2009 09:48
Mon premier a déjà été loué,
Mon deuxième faut rappeler mardi,
Mon troisième ne répond pas,
Mon quatrième on peut pas encore le visiter,
Mon cinquième la personne qui s'en occupe est partie en vacances,
Mon sixième ne répond pas,
Mon septième le numéro n'est pas attribué,
Mon huitième prend mes coordonnées et me rappelle,
Mon neuvième est déjà loué,
Mon dixième ne répond pas,
Mon onzième faut rappeler après 17 heures,
Mon douzième a pris 200 euros sans prévenir,
Mon treizième a déjà cinq dossiers très sérieux,
Mon quatorzième est déjà loué,
Mon quinzième...

(C'est un jeu de doigts qui se joue avec les doigts de pieds.)
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Mardi 7 avril 2009 2 07 04 2009 09:36
Ce matin je suis allée au marché. (Déjà, effort en soi.) J'ai commencé par errer dans l'allée au milieu des mamies et des caddies - mince je pensais pas qu'il y aurait autant de monde un mardi matin. Temps poisseux, égoutté. Des blocs de nuages qui collent aux semelles. "Mademoiselle ? You speak english ?" Le nez sur les étalages - qu'est-ce que je vais bien pouvoir acheter. "Oh lala elle a l'air fâché la demoiselle." J'ai repensé à ce qu'avait dit Gaëlle hier - "moi je souris plus ça m'attire que des emmerdes, vaut bien mieux tirer la gueule au moins t'es tranquille."
Je tirais même pas la gueule en plus. On peut pas être une pub à soi toute seule tous les jours de l'année merde.
J'arrive aux stands des fleuristes je rebrousse mon poil et mon chemin, et je reviens me planter devant les petits drapeaux verts du BIO.
Des pommes. Des radis oué ça c'est facile à cuisiner. Je commence à fourrer des poires dans le sac vert. Et puis je vois la pancarte à mini-pouces piquée dedans : origine - Argentine. Je repose les poires une par une. - En plus, ça doit même plus être la saison - j'ai pas encore trop bien retenu mon cours de fruits de saison, du boulot sur ma planche - les fraises ça je sais qu'il faut pas les prendre mais les poires alors les poires... non non ça doit pas être bon non plus.
Je remplis mon sac de poires de carottes. Et j'y mets une batavia. Batavia ? Heureusement que le mec m'a soufflé sinon je l'aurais pas reconnue la toute-verte avec sa grosse tête de cheveux mous.
J'y ai donné les centimes tout ronds, au monsieur, et il m'a même pas trouvée fâchée ; à côté le gros jeune gars lançait des "mangez bio ! mangez bio !" assez comiques.
Juliets, les pommes. Bonnes têtes rouges. Bon, s'ils pouvaient juste pas me coller dessus leurs étiquettes "c'est bon c'est bio"...
J'ai l'impression d'avoir fait un truc, tiens, ce matin.

(Bon on est d'accord les gars, un stand bio avec des poirettes qui viennent d'Argentine, ils ont dû en fumer la moitié, des poires - pis un stand bio avec des zétiquettes inutiles inutiles qui foutent de la colle chimique sur mes p'tites joues rouges de pommes d'api.... beurk. Eh. On fait avec le stand bio qu'on a hein.)

"Si vous mangez tous bio, on produira tous bio."
(Rural ! , Etienne Davodeau)
(C'est ce que je me suis dit quand j'ai rebroussé au stand des fleuristes. Ca a comme donné une direction à ma matinée gélatineuse. Comme si dans toute ma capuche éparpillée j'avais un poil de 4 millimètres d'intelligent - sur les hectomètres de laissez-aller écervelé. J'achète tellement de merdes, tous les jours, à tout bout de champs sacrilèges. pff... "merdes" - du point de vue de leur production, s'entend, pas de ma consommation, pasque ça, j'ai la (fâcheuse ?) tendance de m'en taper les coquillettes.)

Faut que je révise.

Par Ox - Publié dans : paysanne
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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 09:04


presque un an que ce truc part en friches - ya des pissenlits qui ont poussé partout et des chardons des ronces et le chien avec ses dents, là... j'ai pensé que je pourrais le remettre vaguement debout, à coups de posts du lundi ; sans prétention, tout petit, tout petit... parce que finalement la capuche dans la neige avec son panier plein de choses sans importance, je l'aime bien... que des choses sans importance...
Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 19:04

... j'enlève les toiles d'araignées (délicatement pour pas les déranger), les lianes les orties et les fougères, et surtout les PUBS TOUTES POURRIES qui ont envahi la Capuche pendant ces longs mois d'abstinence....

Par Ox
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 01 2009 22:29
« Le 8 mars 1976, pour célébrer la Journée internationale de la femme, un "Tribunal international des crimes contre les femmes" se réunit à Bruxelles. […] Le problème du viol occupa dans les débats une place particulière. Les organisateurs de la conférence attirèrent l’attention sur ses implications politiques : « le viol apparaît clairement comme une tactique terroriste utilisée par certains hommes, qui sert à perpétuer le pouvoir de tous les hommes sur les femmes », concluait le rapport final. »

Histoire des femmes  en Occident, tome 5 : XXe siècle / Collection sous la direction de Georges Duby et de Michelle Perrot ; Volume sous la direction de Françoise Thébaud.
 Yasmine Ergas, « Le Sujet Femme. Le Féminisme des années 60-80 ».
(pp.689-690)
Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 05 2008 10:11

Je discute à midi avec Super-copine-collègue perchée comme un perroquet sur ma chaise en plastoc. On discute popote : son tupperware de fraises sous le nez. On discute cuisine, faisage de cuisine, dons, goûts, habitudes de vie ; et là, elle me dit : "ben moi tu sais ça fait 10 ans qu'on vit ensemble avec mon mari... Alors un jour il m'a un peu fait comprendre... qu'un homme ça se gardait aussi comme ça hein, avec la bouffe ! Alors je me suis mise à faire la cuisine..."
J'hallucine - "IL T'A DIT CA ? " - "Il t'a VRAIMENT dit ça ?!?..."
Ben merde alors, Copine, faut pas hein, faut pas se laisser faire tu sais...

Echange entre Copine et Madame-Ordinateur un autre midi (décidément le midi ça ethnographise) :
Madame-O : "le quoi ? le "ménage" ? Connaît pas. Je vois pas de quoi tu veux parler."
(rires). Madame-O : "Moi en ce moment j'essaie d'apprendre à mon chien à faire le ménage." (rires. Elle est marrante, Madame-O ; j'aime bien quand elle fait son cinéma.)
Copine : "Ben moi j'essaie d'apprendre à mon mari à faire le ménage..."
Madame-O : "Et j'y arriverai avant toi, c'est ça ?"

Je lis un livre - par ailleurs pas mal du tout - dont la page 372 m'incommode. A l'article sur les sans domicile.
On lit. "L'éducateur milite pour la construction de quinze studios, à Dunkerque, pour les sans-abri âgés. Avec une "maîtresse de maison", parce qu'un studio isolé, ça ne marche pas toujours pour retrouver la vie d'avant."
Ben tiens.
(Ca me rappelle un peu ces discours sur le "droit à la sexualité" des personnes handicapées, Quand on estime normal, légitime et même dû que des femmes se mettent sexuellement au service d'hommes, sous prétexte qu'ils auraient un "droit" à la sexualité.)
Ici, les sujets, quand bien même ils seraient extrêmement malmenés, ça reste des hommes sans-abris, au coeur du discours les hommes ; et les femmes, naturellement, en accessoires de vie vivable, en prestatrices de services péri-vie.

Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 05 2008 12:41
Deux livres, un plutôt pas mal, et un vraiment bien :

- "Nous les garçons", le guide des préados, Olivier Lhote, François Berthemet, Magali Fournier, Yann Hamonic, chez Milan Jeunesse, 2006.
Ca parle de tout un tas de trucs (Apprivoise ton corps, découvre ta personnalité, l'amitié ya que ça de vrai, Ah ! l'amour, la vérité sur le collège, vivre la famille, tes passions, tes passe-temps), sur un mode plutôt ludique (avec des tests un peu couillons mais sympas).

- "Le livre des garçons", Anne Vaisman, Ed. de la Martinière, 2006 : pour les plus grands, et vraiment bien, vraiment.
Enfin, je l'ai pas lu en entier, (251 pages ;p), mais la survolure m'a épatée.
(Je le note pour mon petit neveu (oui bon il est pas encore né, mais bientôt quoi bientôt...))

(On peut pas dire Big Up à la Martinière, alors ?...)
Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 04 2008 11:29
"Comment survivre quand on est une fille ?"
Emanuelle Rigon et Bernadette Costa-Prades,
Albin Michel Jeunesse, 2003.

Après avoir râlé sur sur la version masculine (ichi), je suis alléer quérir dans ma bib la version féminine, même collection.
D'abord un florilège (bien sûr, ce ne sont que citations, piquées sur 134 pages, et il y a aussi, par ailleurs, des choses bien dans ce livre (malgré tout)).

"J'en ai marre que tous les garçons me regardent... (titre)
Ah bon, tu es sûre ? Parce que c'est quand même sympa de plaire. [...]
A toi de jouer !
Fais attention aux tenues que tu choisis. Certaines robes, qui t'aillaient bien autrefois, peuvent te donner l'air d'aguicher les garçons sans que tu t'en rendes compte.
A toi de jouer !
Tu n'en rajoutes pas un peu ? C'est plutôt flatteur cet intérêt !" pp.28-30.

"Regarde toutes les actrices, quand on montre des photos d'elles à onze ou doue ans, elles n'étaient pas aussi rayonnantes et féminines qu'aujourd'hui." p.9. (L'emploi de ce mot dans ce sens (comme synonyme de... belles ? plaisables ? plaisantes au regard ? au regard de ?) me file toujours des plaques de boutons.)

"Je pleure pour un rien... (titre)
Il y a en grande partie une raison physiologique. En grandissant, ton corps change et les hormones féminines se multiplient." p.37

"A toi de jouer !
Fais attention à l'image que tu donnes de toi. On risque de te prendre pour une fille facile." p.79.
(Pour être juste, ici, il me faut préciser que les auteurs n'emploient pas cette expression de "fille facile" dans son sens habituel, puisque la suite est : "Les garçons vont se méfier, penser que tu es tellement changeante qu'il vaut mieux ne pas t'approcher."
La reprise de cette expression me semble néanmoins à elle seule hallucinante.)

"Est-ce que tu n'en fais pas un peu trop en refusant tout ce qui fait fille ? Entre ne parler que de fringues et ne pas s'en occuper du tout, il y a tout un monde..." p.94.

"Au secours, mes seins poussent ! [...] Certaines personnes, des grands comme des petits, ont peut-être fait des réflexions imbéciles sur ta poitrine, en rapport avec la sexualité. On te regarde comme une femme, alors que tu te sens encore être une petite fille. C'est le tonton maladroit qui s'exclame : "Hou la la, tu es une drôle de belle plante, maintenant !" en louchant sur tes seins... Ce sont les garçons qui te regardent d'un nouvel oeil et changent de comportement avec toi... Et ces attitudes te gênent. C'est dommage, parce que c'est super pour une fille d'avoir une poitrine !" pp.110-111.
(Là j'adore trop la conclusion, qui vient comme un dérangeant cheveu sur la soupe, et comme une assertion définitive ; je sais pas si ça va (ça a) trop aider/é des filles...)

"On me traite de garçon manqué ! [...]
A toi de jouer !
Réfléchis à ta façon de parler : si tu dis sans arrêt des gros mots, tu peux choquer. Dans notre société, ce sont bien souvent les garçons qui parlent mal..." p.128.

Bon, voilà, pas terrible.

J'ajoute que j'avais causé de la version masculine pour le point précis de l'homosexualité qui m'avait faite hurler ; ici, problème applati : l'homosexualité féminine n'existe pas, jamais entendu parler - l'occasion de retaper du chapeau (ben oui, coup de chapeau quoi) à la Martinière et Sylvie Sargueil-Chouery (
there).

Le reste : beaucoup de crème, coulante, glissante, pour faire passer ; crème fouettée, crème au vent, beaucoup de blabla. Quelques pics intéressants : une double-page "Je me touche le sexe et j'ai honte", déculpabilisante, mais évasive, très courte ; quelques rappels correctement clarifiés - mais dans l'ensemble très très moyen.

[l'Inspectrice Générale des GGZ - Guides à Genrer les Zenfants]





Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Lundi 28 avril 2008 1 28 04 2008 21:41

Je continue mon exploration au pays des livres custumisés ados (d'avance, pardon les ados), avec un duo qui casse des briques de lait : "L'art et la manière d'être une fille géniale", et "l'art et la manière d'être un garçon génial", tous deux édités chez Milan jeunesse en 2006 et écrits par madame Irène Colas (merci Irène).
D'abord et avant toute pseudo-analyse oxiste, une remarque : ces bouquins sont juste nazes. Avant toute remarque sur le genre et l'idéologie véhiculée : l'idée est nulle, les dessins sont moches et pas drôles, le texte est ridicule - on se demande vraiment quel enfant, grand enfant ou ado pourrait avoir envie de lire un machin pareil (enfin, peut-être c'est partial, comme jugement).
 Il s'agit d'une sorte de méthode de "lave-toi les dents" et "dis bonjour à la dame" avec une couche de censément-humour djeune's comme enrobage.
Bref.
Sinon.

A noter :
- Tandis que la version "garçon" s'intitule juste "l'art et la manière...", la version "fille", elle, comporte un sous-titre : "petit manuel de la politesse et des bonnes manières".

- Alors que le livre "garçon" arbore un chapitre "savoir s'y prendre avec les filles", le livre "fille" ne s'y prend pas avec les garçons : il énonce simplement "comment s'y prendre avec les autres". En effet la problématique "filles" revient comme une rengaine dans tout le bouquin "gars" ; l'auteure a même inventé un astucieux "label filles top bonus" (petit dessins logo circulaire rose avec une tête de fille, censé attirer l'attention sur les petits détails qui plairont aux filles) : s'avoir y faire avec cette espèce étrange et mystérieuse que constituent les femelles est un vrai problème pour les garçons. En revanche les garçons n'existent tout simplement pas dans le livre des filles : circulez ya rien à voir. Les filles ça drague pas ? Ca s'interroge pas sur le mode d'emploi de cette espèce en voie de disparition sauvage de... nan ?

- Les deux livres s'étendent sur le même nombre de pages ou peu s'en faut ; ils présentent la même structure, dans l'ensemble, avec plus ou moins les mêmes thématiques abordées dans le même ordre - "plus ou moins" : c'est là que ça devient intéressant, car les décalages sont instructifs. Ainsi chez les filles plusieurs pages supplémentaires sur " de quel côté le couteau, de quel côté la fourchette ?", "comment tient-on ses couverts ?" ou (celui-là il me plaît) : "sachez recevoir lors d'une soirée pyjama", qui commence par "votre devoir en tant que maîtresse de maison..."

[Attention, ces livres ne sont pas (que) de caricaturales caricatures vulgaires et bourrines... Et c'est sans doute ce qui fait (pour moi) leur intérêt : on y lit aussi "mauvaise nouvelle pour les garçons qui penseraient encore que les tâches ménagères sont le domaine réservé des filles : vous vous êtes trompés de siècle ! Faites-vous téléporter cinquante ans en arrière !" Mais ce sont les décalages qui persistent malgré tout, sans choquer outre mesure, que j'aime à relever.]

On a également chez les filles, et on n'a pas chez les garçons : "cela paraît tout bête à dire mais si une copine vient passer un moment de l'après-midi chez vous, vous devez lui proposer quelque chose à boire." ; à noter aussi une page sur le bavardage, absente chez les garçons.

- Du côté des garçons : deux pages sur la vitalité et le sport ("pour limiter les effets négatifs de votre grande vitalité, ne faiblissez pas sur le sport"), une page sur la compétition ("réservez donc la compet' pour des challenges qui en valent vraiment la peine"), une sur les bagarres ("privilégiez la discussion coûte que coûte"), une double page sur les chiottes (ça ça me plaît !! ;-) ), une page sur la musique, et... ah !les cinq fameuses pages sur "savoir s'y prendre avec les filles"...

 ... où l'on prône la "galanterie" (burk) ; où l'on propose de "la [la fille] laisser passer devant vous", où une double page entière est consacrée à "la fille, la porte et vous" ( ! ) (où le garçon est dit en compagnie d'une "charmante jeune fille " - ben oui pasque si elle est pas charmante elle peut se la mettre dans la face, sa porte) ; et mon préféré, l'encart "label filles top bonus" (enfin, un des) : "Vous voulez faire craquer les filles ? Dites-leur que vos parents travaillent énormément et que c'est vous qui repassez vos tee-shirts et recousez vos boutons. A l'occasion, n'hésitez pas à en faire une démonstration."

Bon, c'est vrai, j'avoue, j'avoue... yapa mort d'homme, ça pourrait être bien pire, et il y a effectivement bien pire sur le marché. Simplement... qu'est-ce que c'est con tout de même. Nan ?

Par Ox - Publié dans : Travail à penser.
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