blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

une tasse de thé ?

Bienvenue sur mon blog !




 
Lundi 21 janvier 2008 1 21 01 2008 20:56

Quand j'ai connu Jadd, il mangeait des glaces dans des petits pots en carton - vanille / chocolat, vanille / framboise. Il les mangeait toujours au début du repas, parce que sinon, après, ça fond.

Je suis partie à Bangkok, et il m'a donné des cassettes ; sur l'une il y avait son tricycle, en noir et en blanc.

Et maintenant, il me manque.

Par Ox - Publié dans : C'est de ma pomme à graines qu'on cause.
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 01 2008 16:32

Moi je devrais donner à tous les gens qui font la manche. Pasque je devrais être pour la manche. Puisque je suis contre le travail.

Moi je suis pour la manche, fondamentalement.

A l'entrée du Monoprix là yavait ce bonhomme qui m'a demandé mademoiselle une petite pièce, et moi j'ai bredouillé - parce qu'à chaque fois je bredouille ou je sombre dans le plus épais de la honte en faisant comme si de rien (l'ignorance, ça s'appelle) - alors j'ai bredouillé "tout à l'heure" ;

et à peine entrée dans le Monoprix j'me suis dit t'es con, tu rentres avec pas un centime et pas un billet (oui pas un centime, c'est à cause que j'ai tout vidé le porte-monnaie à l'envers l'autre jour dans le Quick), juste la carte bleue fraîchement débloquée (700 euros de découvert elle avait pas aimé, la carte bleue), tu vas ressortir tout pareil avec tes petits sacs plastiques en guirlandes autour des bras et pas un centime pas un billet tout pareil. Ca, j'y ai pensé tout du long dans mes pérégrinations dans les rayons de yaourts, ça me serrait le ventre, affronter une seconde fois et rebredouiller une connerie toujours plus conne, hors de la portée de mon bras - alors je suis sortie par une porte dérobée de l'autre côté et j'ai pris une rue qui n'avait rien à voir avec la mienne dans l'horizon de la grande avenue.

J'avais l'air con. Je me sentais con.

Aujourd'hui, je ne suis pas allée travailler.

Question : que fait-on quand on se sent cent fois mieux au service client de chez SFR que chez le médecin ? (variante : est-ce qu'une civilisation va mal quand ses individus se sentent... okay Ox.)

Je me sens toujours comme une petite fille qu'on va gronder quand je me rends chez le médecin. Et pourquoi ai-je toujours  l'impression quand je ressors qu'effectivement on m'a grondée ?

En ce moment, j'ai l'impression que Rayé me présente une surface toute lisse comme un miroir, et que je ne peux pas rentrer. Je n'ai jamais ressenti ça avec Jadd. Enfin, pas rentrer, si. Mais pas comme le miroir.

Parfois, il semble lisse de tristesse. On ne sait pas vraiment. Comme un paysage triste. Comme sa barbe, posé comme un caillou. Parfois, je ne sais pas s'il trouve que ça vaut le coup. Tout ça, tout ce bordel, toute cette énergie qu'on soulève à coups de petites pelletées de sable pour faire passer les jours.

 

 

Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 01 2008 16:34

Quand je manque radicalement de mon énergie vitale au carbure, j'aime me faire promener. Dans ces moments-là, j'aime bien être avec mon papa. Je ne fais d'effort pour rien : je me laisse flotter dans ses vagues à lui et je fais la petite algue. Pas d'effort pour meubler la conversation, pas d'effort pour répondre ce que je suis censée répondre. Même pas pour être spirituelle - pas un centime. Je suis à l'étouffée comme le boeuf cuit. Je le suis dans les rues de Paris : il connaît son plan par coeur sur le bout de ses ongles. C'est reposant. Je suis toute molle (avec ma mère je fais l'oursin et le poisson électrique).

Ces jours-ci je n'arrive pas à trouver le sommeil (je le cherche principalement dans les pensées douloureuses où il n'est pas). Hier matin, je suis allée courir ; je me suis fait un peu mal aux jambes, mais du bien dans ma tête - j'espère que ça va revenir.

Par Ox - Publié dans : C'est de ma pomme à graines qu'on cause.
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 20:14

Plus ça va plus je me dis qu'il faut que je range ce bloc sous une chaussure, mais je ne sais pas laquelle.

Ce matin, cata : j'ai renversé sur mes genoux mon bol rempli à ras bord de lait et muesli - yen avait partout : sur mon tee-shirt, mon jean, mes chaussettes, mouillé, froid, collant. Je me suis surprise à rester assez calme. Après tout, ce n'est pas la première fois. Je me suis mise en petite culotte pour éponger par terre.

C'est après que ça s'est gâté et que j'ai perdu mon sang froid dans ma tête (dans ma tête seulement car à l'extérieur je restais je crois très maître de mes circonstances). Dans le métro (satané crotte de métro pourri - merding Paris) je me suis fait prendre en sandwich urbain entre deux  strapontins où s'étalaient en larges couches deux blaireaux masculins. Je dis masculins, parce que c'est là que ma haine (intérieure) s'est accrochée et a pris racine. Deux connards de mecs, de cette race qui écartent bien ses jambes et les coudes pour manger de leur corps trop présents tout l'espace autour d'eux. Quand les dames se tiennent toutes serrées sur leur petit strapontin, les genoux collés, le dos droit, quarante centimètres de largeur toutes entières, croquées villées dans la case qui leur revient, l'homme s'étend et s'épanouit, et se fout royalement du fait qu'un autre être - pire : une femme - soit assis sur le strapontin d'à côté. Je les haïssais, maudissais dans mon intérieur de for, avec une violence inégalée - je vivais le martyre, avec leurs gros jeans et leurs grosses chaussures et leurs gros manteaux et leurs gros cheveux dans mon espace vital - mais je mettais un GROS point d'honneur à rester assise là, sur mon morceau de territoire précaire, rien que pour les emmerder.

Par Ox - Publié dans : Les dents du féminisme.
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 12 2007 18:38
Par Ox - Publié dans : Oxyculture
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 12 2007 15:03

Eh ben, je vais vous dire, cette année je déteste Noël. Ouais okay je vous vois venir : "l'autre elle dégaine son clavier que pour se plaindre." (Et râler aussi.) Ben ouais je l'avoue et le reconnais platement. Aussi plat que le plat de mon dos vautré en pagaille sur mes tas de couette la journée durant.

Je laisse traîner. Moi, et le moment de me reprendre en main. On m'attend, par delà le train, de l'autre côté du monde où il faut serrer les dents. J'avais dit : je viens demain. Ils m'attendent. Et moi, je reste là. En chemise de nuit. Et en vieux sweat. Pas lavée. Qui traîne. Je laisse traîner.

Même pas je préviens. Ils m'attendent et même pas je préviens.

Mon téléphone portable, mon pote, mon acolyte, mon petit animal de compagnie qui partout suit ma galère, a comme rendu son âme à la poubelle (qui sans doute l'a vu naître) (je fais des phrases trop longues. Ca rime avec rien.). No sms, no appel, no réception de message, no accès à mon répertoire, no rien. Dead mort haletant au bord de son gouffre électronique. Mon téléphone fixe ne sait qu'émettre des appels. Traduction : si personne ne m'appelle, je ne peux pas parler dedans (enfin, je peux parler, mais disons que ça ne m'avance pas à grand chose. Le schmilblick non plus, ça ne l'avance pas).

Dans ma chemise de nuit, je me dis que peut-être, à force, sur la durée, ils vont finir par appeler sur mon téléphone fixe. Peut-être. Qui sait ? J'ai préparé la réponse : je suis malade. Je viens demain. Et comme le téléphone ne sonne pas, il me revient que sans doute ils n'ont pas le numéro de mon fixe. Savent-ils seulement que j'ai un téléphone fixe ? Sans doute ils laissent s'empiler redondants les messages sonores que je n'entends pas sur mon téléphone portable. Je ne suis pas là. Je suis pas lavée.

Evidemment, par cette attitude irresponsable et puérile je jette sur le grill de ce Noël l'huile qu'il n'était vraiment pas besoin de rajouter.
Evidemment.

Rayé sait qu'Albert-le-Téléphone-portable est grippé. On s'est appelés. J'ai commencé à me répandre grossièrement dans la grisaille que j'avais en soupe dans la tête et il a dit : ma soeur m'appelle pour que j'aille tartiner les toasts. Me suis sentie très seule, au bout de ce téléphone ridicule, un peu misérable - ça veut dire quoi misérable ? Il a pas rappelé et je lui en veux pour ça.

J'ai mangé des trucs idiots. Des biscuits au chocolat, des crèmes au chocolat. Comme si mon usine à ventre, qui ploit déjà sous le poids de tout ce qu'elle a à digérer - les malentendus, les bras de fer, les malaises, les injustices - avait besoin de ça - des biscuits et de la crème.

Noël, c'est pourri. Faut pas croire tout ce qu'on raconte.

Par Ox - Publié dans : Cardiaque et lacrymal.
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 12 2007 11:19

.... c'est l'histoire du blog qui faisait ses 39 heures par semaine, il prenait un métro blindé (de crétins) en se tassant tout plat sur les murs des wagons, avec son casque de mp3 sur son crâne, il marchait avec ses chaussures à lacets et le matin et le soir, et quand il rentrait, il avait plus le temps. C'est l'histoire d'un blog qu'entassait la poussière, sur les cartons ; après le travail il voulait faire un truc, ou bien deux, comme faire la vaisselle ou aller au cinéma, et du coup, il avait plus le temps.

C'est l'histoire d'un blog qui bougeait plus, même son orteil ; en même temps, il pensait qu'il avait plus rien à raconter.

Un blog tout plat, tout vide, tandis que les journées s'empilent.

Un blog qui attend la fin du premier mois, pour être plus à son aise ; trop à l'étroit dans la place de son travail qui colle, des yeux qui le regardent ; un blog qui sait plus quel jour on est, un blog qui aime bien les week-ends.

Par Ox - Publié dans : Cardiaque et lacrymal.
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 11 2007 09:06

Les nouvelles (sans poésie, la poésie ça me fatigue hé).

Je me suis brûlée le bras, ouille, avec un fer à repasser même, j'ai une grosse balafrouille rose fuschia dans le petit doux de l'intérieur de mon bras droit, et ma peau qui s'épluche comme peau de banane, et ça brûle - ça fait tout de même trois jours entiers... Je souffle dessus pour refroidir.

Mon travail de deux mois, c'est trop chouette ; je suis dans la bibliothèque des Bisounours : tout le monde s'interfait des sourires aux détours des couloirs et des imprimantes, tout le monde il est gentil comme Mon Petit Poney, une odeur de rhubarbe rose flotte dans ma section. [Ya que le chevelu que je kiffe pas. Le chevelu y me dit pas bonjour. Je le répudie.] Et puis, je suis devenue chèfophile. Ma chèfe, je l'adore trop. Une petite madame à la crème au beurre, qui souffle parce qu'elle a trop de boulot, qui a le clavier tellement distingué - elle vous change un mot et tout est transformé, ton texte il est beau, il rayonne, il a plus les mêmes joues. Tu peux l'envoyer ton dossier de subvention tu sais que tu vas être exaucée.

Ya aussi les soirées d'après 18 heures d'intimité privilégiée avec ma chèfe - quand la bibliothèque s'endort, que les autres sont partis, qu'on rigole au son des moquettes. Qu'elle me corrige mon tableau de budget [ô temps suspends ton vol... okay j'en rajoute ;-) ]

Troisième nouvelle : je démissionne au milieu de mon contrat de deux mois - bé ouais, dans deux semaines ; je suis obligée par la légalité pour commencer mon travail de concours. Suspens. Incertitude. Curiosité acérée. C'est où que je vais ?

La quatrième. Avec Rayé, c'était la guerre. Une guerre d'usure et de roquettes, balancées unilatéralement - par devers moi, de ma part bien désolée. On flippait. Je flippais. Ca partait grave en cacahouètes. J'ai fui par mes yeux, des hectolitres de salé - parce que ça faisait n'importe quoi. Moi. ça. Puis, là, ça se calme. [Peut-être c'est grâce à ma chèfe ?] Je rends Grâce à l'accalmie. Je prie pour le Grand Climat Zen. Que ça reste et que ça s'implante.

Voili.

Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 10 2007 11:37

(apparté : merci les potes anonymes et mystérieux pour vos comm' sympas-rigolos : MER-CI !)

La docteur à laquelle je suis abonnée comme un coucou m'a conseillé de boire du jus de cranberries. On m'avait déjà dit ça - j'avais quêté dans les rayonnages du grand-super-génial-marché des bouteilles du dit-breuvage. Je n'avais trouvé que du jus-beurk blindé de sucre, et avec, par dessus le marché, trois vieux pauvres pourcents de baies magiques. Naze.

La docteur me dit :  faut aller aux trucs bio là, de la nature du corps en osmose avec ton environnement.
Voilà donc que je passe la porte de ce temple mystérieux, porte devant laquelle je passe deux fois presque tous les jours depuis juillet - en reluquant parfois son intérieur d'un air suspicieux.

Dé-lire. Cet endroit, dé-lire. Des machins, que t'as jamais vus dans ta vie, même pas rêvés (rêvés ?...)
Du jus de betteraves, du jus de cèleris, des corn flakes de châtaigne sautés, des nouilles tout juste sorties de terre. Et surtout, la petite boutique du fond : la cage aux merveilles.

Alignés sur quatre murs bien sages, des dizaines de centaines de petits flacons, qui guérissent tout. Petit pot rouge pour les rhumes, bleus pour les angines, jaune pour les maux de tête ; fiasque enchantée pour les jambes, gélules pour le dos, fleurs séchées pour la peau ; pierre à cacher dans son sous-tif, granulets à saupoudrer sous la plante des pieds, gant de toilette qui fait grandir.

Et mon remède préféré : dans l'une des lignes multicolores, au milieu de tous ces gentils personnages minéraux, la petite bouteille qui-fait-tout : "problèmes féminins". Celle-là, de magie, elle m'a fait kiffer.
Comme j'étais de bonne humeur, ça m'a pas fait râler - j'ai juste trouvé ça furieusement amusant ; j'ai tourné et retourné le flacon à la recherche de détails - mais non, rien, juste ça : "problèmes féminins".

Et j'me suis dit qu'un jour, faudra que j'offre ça comme cadeau d'anniversaire à une copine-de-bonne-humeur-qu'aura-de l'humour ;-)).

(Bon, je suis tout de même passée à la caisse avec trois pauvres trucs, mon jus de chaussettes rouges, un pot de ratatouille, et un sac de muesli, et j'ai racké 10 euros. C'est sympa la nature, mais des fois...)

(apparté : je commence mon CDD de deux mois vendredi prochain ; et ché pas, après, peut-être - ? - en janvier, je viens prendre ma place dans le grand puzzle adhésif de la fonction publique des concours de-quand-on-a-réussi-et-qu'on-est-trop-contents ?)

Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 10 2007 14:00

Par Ox - Publié dans : Dur boulot
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