blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /2005 16:46

Séance d’apitoiement sur soi-même. On considère qu’on est la plus malheureuse du monde, que les autres peuvent pas comprendre, et qu’en plus c’est trop injuste (et que yen a marre).
(Violons).


Je me veux petite petite petite comme le mini-roi des dessins animés ; je pense à Dior qui pour moi est tellement belle et qui n’est pas une brindille filifèreuse pailleuse osseuse, qui prend de la place, qui se pose là, avec ses cuisses, avec ses fesses, avec ses hanches – oui mais moi c’est pas pareil, moi je suis petite, moi je voudrais être un papier calque.
Rentre le ventre, rentre les seins, rétrécis les épaules, petite petite…

J’ai peur de ne pas trouver de travail. De me retrouver en septembre, en octobre, et pas de travail. Plus de sous, ruinée. Le loyer, les prélèvements automatiques, et le porte-monnaie débraillé. Tout nu. J’ai peur que personne ne me veuille, que je me fasse jeter de partout. Qu’il n’y ait rien qui marche. Panique.

Peur aussi de ne pas y arriver. De faire des bêtises, de grosses bêtises. Pas m’entendre avec mes patrons. Conflits. Sueurs froides. Et si le bébé tombe malade, subitement ? Et s’il meurt entre mes bras ?

Et puis, et puis, et puis… J’arrive pas à lire sur les compteurs EDF. Je sais même pas quelle gueule ça a un compteur. J’aime pas les fiches techniques, débile, ça. J’arrive pas à enlever ce putain de CD de son étui ! J’ai fait tomber du café à côté. C’est dégueulasse. Ca colle. J’ai trop chaud et on dirait toujours que je viens de manger une choucroute garnie. Jadd il veut un truc et je lui dis non et il râle et après je lui dis oui et c’est trop tard il veut plus changer d’avis et ça m’énerve. Je le fais chier avec mes histoires de ça va pas et si ça continue ça va jamais avec moi. Toujours en train de râler celle-là. En plus je suis une privilégiée. Si on ajoute à ça la souffrance dans le monde. Avec l’autre con qui chante à la radio « quand une femme se donne toute entière dans un regard ». Et tout c’est trop compliqué pour moi. Je dois froncer les sourcils et me concentrer fort, mais des fois je comprends quand même rien et je dis laisse tomber. Je suis irritable-irritée. J’ai envie de boire du café. J’aime pas la fin des repas quand c’est fini on va plus manger. Faut attendre encore longtemps le prochain repas. On mange en rentrant le ventre. Encore un yaourt ? Je parle trop fort et je m’énerve quand Jadd me dit que je lui casse la tête. Il me dit Chut ! moins fort et moi je veux plus parler je boude. Je finis pas la fin de mon histoire et je dis que de toutes façons c’était pas intéressant. Je dis des choses pas intéressantes. Des tas de choses. Des anecdotes surtout.

Quand je m’énerve sur place je fais comme un bébé et je sers les poings. Je dis non mais ça va. J’ai rien. Je suis pas bizarre.

 

Par Ox - Publié dans : C'est de ma pomme à graines qu'on cause.
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