Lundi 29 juin 2009
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(Trop la honte d'avoir eu l'intention de faire le projet d'avoir le dessein de
raconter mes vacances, et ensuite : flop - yaplu personne... Mais ! si vous saviez comme ma vie est... pleine de moutons de poussière ! ben oui, ces trucs qui
parasitent...)
Mercredi 3 juin.
Ce matin, direction le
jardim botanico (j'ai un
très gros faible pour les arbres, et les jardins, en dépit de mes effroyables doigts terminator qui
transforment en natures mortes tout ce qu'ils touchent...) On se promène en pente sous un ciel blanc un peu poisseux, courant de petite pancarte en latin en petite pancarte en latin - nos
préférés : les youkas pachydermiques (ou quelque chose dans ce genre-là). On traverse aussi des bois de cactus, des micro forêts d'abrisseaux aux fleurs en cloches, jaunes ; quand le soleil
descend entre deux nappes de ciel blanc les feuilles se mettent à briller et c'est tout joli. Ca sent les racines et la terre - au détour d'un sentier (les épines craquent sous les pieds) on se
croirait bien quelque part de l'autre côté de la Bleue.
Et puis on entre dans la serre aux papillons - alors là... le kiff total, comme dans un dessin animé. (Ca serait un truc d'émerveillessissement avec des couleurs joviales.) Moi, bête, je pensais
: ça va être une salle avec des paps' épinglés et quelques vivants sous des cloches (comme des fromages volants), et des explications en latin. Du tout : c'était un coquet jardinnet, avec des
paps' en liberté qui batifolaient de partout ! Aussi, pas mal de plantes, de sortes variées ; et dessus : des chenilles et des chrysalides. Des papillons jaunes citrons, des blancs, et aussi le
fameux, là :
le monarque, star des papillons - qui se promène à travers le globe... Et une p'tite nana toute choupinette qui
parlait un français déroutant et nous expliquait timidement tout un tas de détails et d'anecdotes. J'ai adoré la serre aux papillons.
Ensuite on est allés errer dans le parc psychorigide (genre équation mathématique végétale, peu touffue, en pente) d'Edouard VII ; on a cherché pas mal de temps quelque chose à se mettre sous la
molaire - on approchait dangereusement du stade d'inanition quand on a enfin trouvé un p'tit restau trop sympa (le genre avec que des Portugais dedans, qui viennent casser la graine sur l'heure
de déjeuner du boulot) ; la télé allumée fort, les gens qui parlent très fort, et nous joufflus heureux sur une petite table au fond. (Ma première bacalhau - et la meilleure des vacances). (Rayé
a pris une chcalopé doporco et une moussochocolaté.)
Retour dans le parc pour admirer des petits canards et un paon sur un parking ; puis grande paumade au nord du dit parc - errance au bord de routes diverses dans l'odeur de divers pots
d'échappement, avant d'atterrir, enfin, dans un musée d'art contemporain. Riquiqui, le musée, pas fantastique ; à part nous, juste un homme seul, et le petit groupe de gardiens-gardiennes à
l'entrée - dont on s'est demandé comment ils faisaient pour suppporter le surréaliste monologue fluvial sans respirer (genre : tonneau sans fond) de l'une d'eux

.
Supermercado - stop - pique-nique à Edouard VII - stop - retour par la place Camoes - stop - Ox se la joue Marylin sur la bouche d'aération.
Dodo.