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La Capuche

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Dans Le Fond De Ma Capuche

3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 14:28
Dimanche 7 juin.

On a décidé de se faire un musée ; un pas loin de chez nous, un dont on avait déjà croisé et recroisé la porte d'entrée : le musée du Chiado. Bon.
On ya va. Bon.

Tout naze, le musée, hein, sans vouloir le contrarier.
Art moderne portugais (1910-1945), et art de Romania - on a mis un temps certain à comprendre ce que pouvait bien diable être la Romania : j'vous le donne en mille - la Roumanie (oui, p'tête que là, sur le coup, ça vous semble évident, hein, mais ce jour-là, pour nous, et pour nos neurones vacancières... ça ne le fut point. Ca ne m'évoquait même rien, mais alors rien du tout.)

On grimpe nos fesses (comment, grimper ne peut pas être transitif ?) jusqu'au miradouro qui supervole l'Alfama ; on mange dans le vent - mais un vent, un vent ! pfiou ! on a failli s'envoler avec nos tranches de salami (oui, car c'étaient des tranches fines...).

Pom pom pom on marche jusqu'au panthéon - on en fait le tour, on l'inspecte sous tous ses angles (qu'il a arrondis) ; on regarde même à l'intérieur en collant nos nez sur les vitres. Puis on prend le chemin du Mosteiro de Sao Vicente de Fora. Un bien joli grand cloître qu'on arpente presque seuls. Des salles à découvrir au p'tit bonheur à ses différents angles (carrés). Tiens, la cantine, avec ses azulejos (bien sûr) et sa grande peinture de Saint Jérôme - je me prends d'une affection particulière pour ce saint-là, et je demande à Rayé de le photographier.

Et puis un peu plus haut, les azulejos des fables de La Fontaine... Moi, les azulejos, je les ai trouvés un peu moches (j'aime bien mieux les motifs non figuratifs de style islamique), mais c'était très agréable de traîner au frais de fable en fable et de les lire toutes ; de lire des bouts en portugais, aussi. Ca m'a plu.

Et puis on est montés tout en haut, sur la terrasse blanche, il faisait un soleil de tous les diables et on s'est assis sur le banc de grés ; il y avait un oiseau mort. On n'entendait que les cloches sonner de temps à autre.

Notre péché portugais - couleur locale (on essaie de s'intégrer) : la pastéi de nata. On en chope deux dans une boulangerie de l'Alfama, et on s'asseoit sur la place Martim Moniz pour croquer dedans (chpoc).

La place Martim Moniz, elle est très rigolote - enfin, c'est le phénomène, urbain géographique et social (avec un peu d démographique et d'ethnographique dedans), qui est rigolo. Elle est située à quelques mètres de l'autre place - celle du Rossio, et celle aussi, toute collée, de Dom Pedro IV : deux places un peu mégalo sur les bords - grandes statues, grandes fontaines, touristes et appareils photos, du genre qui en met plein les yeux, très propres sur elles. A quelques mètres, dis-je ; et pourtant elle n'a strictement rien à voir. Elle est bien mignonnette aussi pourtant : quelques fontaines, des bancs, de la verdure... Alors quoi ? Ce qui est frappant, et très déroutant, c'est la différence de population : d'un coup on passe dans un autre monde, les gens qui sont là sont tous d'origine très populaire ; on change de couleur aussi : Pedro IV et Rossio sont très blanches. On s'est demandé, avec Rayé, ce qui pouvait expliquer un tel changement, d'une rue à une autre, mais comme on a redoublé notre licence d'urbanisme sociologique, on n'a pas trouvé.

Et on est allés se coucher.

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