Lundi 27 juillet 2009
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Chose promise, chose due : après les couilles, les ovaires (mon dieu ce blog perd vraiment de la hauteur, ces derniers temps....)
Il faut d'abord vous dire que quand la Capuche publiait joyeusement mes petits épisodes portugais réjouissants, que j'avais tout bien tapés ordonnés enregistrés à l'avance, pour une parution
comme un métronome, en couleurs, et en sourires, ça n'allait pas fort de l'autre côté de l'écran.
Une semaine à lutter les dents serrées, le corps et la tête douloureux.
Trois rdv chez le médecin et deux visites aux urgences de l'hosto, en sept jours de temps, ça fait lourd.
La confrontation avec une médecine froide, hautaine, aux odeurs de carrelage. Sentiment d'être perdue annulée et humiliée. Et la douleur, qu'on ne comprend pas, et qu'on n'arrive pas à
dompter.
J'ai été en colère, terriblement en colère - la rage contre ces gens qui ne me parlaient pas, qui me traitaient comme un cas, qui n'écoutaient pas, qui me jetaient leurs diagnostics pourris au
travers de la face.
Le coeur qui tape. Quelques larmes, aussi, pour évacuer.
Envie de les détester. De ramasser mon corps comme un sac et de le ramener chez moi ; quand la douleur est partie on n'a toujours rien compris mais on reprend le pli, on remet le corps dans le
pantalon, puis dans le métro, et dans le boulot ; on est comme la tête sous l'eau on évite de penser.
Et aujourd'hui, je suis allée chez un ostéopathe. Première fois de ma vie que je faisais ça.
Une sorte d'expérience mystique, un peu comme rencontrer le dalaï lama en miniature.
Un monsieur sage blanc aux cheveux blancs, aux paumes de mains chaleureuses - qui s'occupe de toi pour de vrai, qui te parle - à toi - qui t'écoute - quand sa porte est fermée tu es comme dans un
oeuf, en sécurité, tu peux déposer là sur le tapis entre toi et lui toute la merde du monde, la douleur de ton ventre, les petites humiliations quotidiennes, il les tord, les essore, les déplie,
et les calme.
Fuck les hôpitaux.
(Voilà pour mes ovaires, qui pleurent encore un peu, de temps en temps, quand le ciel est maussade.)