
blablabla, blablabla, bla,
Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.
Lyon blablablabla.

et des blablas rouges aussi
(des fois).
Il y a une semaine j'ai failli supprimer mon blog. J'étais à deux doigts de cliquer sur le bouton : "supprimer mon compte". Je me trouvais stupide à raconter mes petites histoires mesquines et égocentrées, à pleurnicher sur mon nombril bavard, et surtout à tourner en drame dramatique (avec tambours, violons, sanglots cris et tout le tintouin) de minables péripéties d'individue ordinaire. Je voulais tout de même, dans un petit sursaut d'orgueil artiste, sauvegarder ce que j'avais fait et écrit jusque-là, et je cherchais quelque chose comme un aspirateur à site ou une chose de ce style - je repoussais donc ce moment - par ailleurs inéluctable pensais-je - où je jetterai mon bonhomme capuche aux orties.
Puis, par habitude, par distraction, j'ai cliqué sur l'icône "statistiques" pour reluquer les petits diagrammes de mes visiteurs. J'en suis pas revenue : des semaines que je n'écrivais plus rien sur ce blog (exilée que j'étais dans mon cagibi déconnecté), et il y avait toujours des Gugus qui venaient tous les jours sur le bonhomme capuche. Des erreurs de manip ? des recherches Google égarées ? plus simplement des délires d'over-blog qui ne savait plus faire une addition et additionner zéro plus zéro ? C'étaient qui ces gens qui venaient serrer la pince à mon bonhomme C. quand je n'étais pas là, quand je ne pensais plus à lui, quand je l'avais abandonné ?
Ca m'en a bouché un coin, et même les quatre (car il faut que je vous avoue ici chers lecteurs que je suis parfaitement rectangulaire malgré mes quelques rondeurs). J'en suis restée toute interdite, et, sous le coup de l'émotion, j'ai posté un nouvel article.
Allez mon bonhomme, je te garde, tu n'iras pas aux ronces et paille ; voilà la seconde vie de mon bonhomme encapuché (et le bonhomme capuche, somme toute, c'est moi : ai-je droit à une sorte de genre de deuxième réveil, une post-existence, après mon tremblement de terre intérieur - "la vie sans Jadd du bonhomme capuche" ???)
Tant pis pour le nombril, tant pis pour les pétaratades de mon égo dramatique, tant pis pour le mélo ; tant pis pour la poésie ratée, tant pis pour celle qui s'écoute écrire et qui ne vaut que des clous. Tant pis pour les clous aussi.
Je continue.
Ca va pas être très simple, pourtant, côté connectation internètale ; puisque je suis toujours nomade malgré le bail (le beau bail, le grand gris et paraphé bail) que j'ai signé ce matin pour ma nouvelle maison trente mètres carrés de Lyon : demain, je m'envole (en TGV à l'hélium) pour la Capitale et la Normandie, retrouver mes racines qu'y disaient ; puis après les vacances, le stage - dans cette ô combien rêvée ville de... Troyes (heu....)
(Troyes,et son célèbre foyer pour jeunes travaileurs : 12 mètres carrés, un lavabo, les toilettes et les douches communs à l'extérieur. Rrrrrrrrrrrrraaaaaaaahhhhhhh !!!!)
Bise à toi, bonhomme capuche (voilà que je me parle à moi-même maintenant, ça s'arrange pas - remarque, se faire des bisous, des fois, ça fait du bien quand le terrain a été déserté) ; et respect à vous lectrices-teurs, zyeux zinconnus qui tombez par mégarde sur les cuisses du bonhomme.