
blablabla, blablabla, bla,
Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.
Lyon blablablabla.

et des blablas rouges aussi
(des fois).
Je laisse tomber. Christophe et ma non-histoire de ce qui ne s'est pas passé, mon fantôme de l'automne. Je laisse choir plouf, je lâche prise, je laisse aller au vent (rafales), je passe mon monde intérieur à l'eau de javel, je frotte les dernières taches, vertes, forcément, qu'il a imprimées partout sur mon plafond. Fini ; j'ai l'impression d'avoir été quittée, alors que je n'ai jamais été rejointe - l'impression de la fin d'une histoire, virtuelle, fausse, absente, comme le goût de rien.
Je laisse tomber. Christophe aux orties, et moi dans un blanc trop insipide.
Je suis double face : une face dure, celle qui serre les poings avec sa capuche (verte) et qui veut gueuler au vent (toujours lui) qu'elle est une warrior, une vraie, qui fait gueuler les premiers NTM dans son casque. Une face fromage blanc, toute molle, ou douce c'est selon le point de vue, larme à l'oeil, pauvrette, qui ramasse l'amour par terre, ou dans les poubelles.
Parfois, je veux cracher que je serai célibataire tout le temps, que je l'ai choisi, que je ne veux pas de vos miettes, que je vis une idylle sublime avec Narcisse mon ours en peluche, et les autres je m'en fous. Parfois je veux être comme ces femmes qui ont vécu leurs vies seules, que je rencontre dans divers mondes, à Bangkok, au bureau, qui ont mis K.O. les saloperies de leurs existences respectives, toutes seules, à la force du poignet, et qui n'ont pas peur - d'être seules.