
blablabla, blablabla, bla,
Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.
Lyon blablablabla.

et des blablas rouges aussi
(des fois).
Salut.
D'abord un très grand chaleureux comme la braise MERCi à Arbobo et à Mehabel pour leurs messages qui me touchent très fort.
Ce matin, j'ai entendu à la radio une femme rwandaise qui racontait son histoire. Où le pire est possible : elle avait un mari, quatre enfants et était enceinte. Pendant le génocide, des hommes sont venus, ils ont tué sous ses yeux son mari, ses quatre enfants. Ils l'ont blessée au ventre, jusqu'à faire sortir le foetus, et les chiens l'ont mangé devant ses yeux. Puis ils l'ont gardée prisonnière, attachée, au sol, et pendant des mois l'ont violée. Aujourd'hui elle a le Sida. Elle souffre et attend juste la mort.
Un tel saut qualitatif, entre ce que peut être ma vie, à moi, et la vie de cette femme. De quoi parle-t-on quand on parle de "la vie" ? La souffrance, l'espoir, le courage, de quoi parle-t-on ?
Est-ce que je peux parler de "la vie" en coulant mes yeux le long de la mienne, en sachant que d'autres êtres vivent de telles vies ?
Des fois, j'ai juste envie de me taire.
Je vous embrasse, lecteurs.
Ox.