blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /2006 16:32

Drôle d'expérience à vivre que de retourner à l'école après ce stage. Tous ces gens qui fourmillent en manteaux autour de la machine à café ; autant d'abeilles avec leurs mots de conversation. Toutes ces personnes à qui je dis des phrases, avec des sourires, et on s'échange du rien, des communités, du vent à brasser, derrière nos sourcils. Ils ne me font pas peur, car je vois leurs doutes, leurs fatigues, leurs silences, leurs petites pauvretés qui pèsent, c'est étrange, je les vois au travers. Je me sens comme eux, mais on ne se le dit pas. On trace des chemins de mouches dans le hall avec nos gobelets en plastique.

Je vois Christophe tous les jours et il me manque. Je ne lui parle plus. Je l'approche à peine. Je ne fais que le voir dans mon champ de vision où se promènent les futiles, et les phrases à remplir au crayon. Je l'écoute, quand il est assis derrière moi dans l'amphi et que je reconnais sa voix. Grave. Et quand il rit. Je prends un air détaché. Je ne suis pas détachée. Je l'ai rarement moins été.

Le soir, quand je rentre chez moi j'ai envie de lui écrire des mails. Je ne le fais pas car je sais que c'est idiot. Mais j'ai tant de choses à lui dire tous les jours que je ne lui dis pas.

Je ne sais pas où je vais, avec lui, et sans lui non plus.

Il a dit que j'étais encore amoureuse de Jadd. Je suis toute travaillée dans ma tête. Je ne sais pas où planter mes pensées. Je ne sais pas où tisser ma toile, qui reste, blanche, en suspens.

Par Ox - Publié dans : De tout et de rien (et du reste).
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