
blablabla, blablabla, bla,
Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.
Lyon blablablabla.

et des blablas rouges aussi
(des fois).
Je boude.
Les gars, je boude.
Ma claque de cette culture étalée, chuis pas une tartine de wasa.
Les gars, marre de me voir le nez plongé dans le gouffre de mon ignorance comme les secondes d'un métronome : pof pof, pof pof.
Connais pas, connais pas, connais pas.
Les peintres, connais pas.
Les réalisateurs, connais pas.
Les villes, connais pas.
Les livres, connais pas.
Les compositeurs, connais pas.
Et jusqu'aux acteurs célèbres des pages de Voici (ben oui, ça aussi, ça peut être de la culture de conversation échangée), connais pas.
Et là, elle dit : "m'en fous, je vous méprise tous."
Et elle essaie de prendre sa tête de drôle, mais en vrai c'est pas du rigolard sous son front, c'est un petit sentiment d'insignifiante (en arabe : "tâfih").
Ah, ouais, ça, elle le sait mieux que vous : ses listes de vocabulaire d'arabe littéral, ah ah, ça, elle vous met tous à l'amande (grillée)...
Enfin, tous....
Des fois, des gens...
Mais pas beaucoup de place sur le wasa pour ses mots en bataille qui se parlent arabe entre eux.
La claque, de ces listes de gens inconnus.
(Faut-il que j'apprenne l'encyclopédie universalis de la confiture fraises, pour pouvoir mener une consersation ?)
Enfin, mener....
Pouvoir dire autre chose que "connais pas. jamais entendu parler." Toutes les quatre secondes de son temps de vie, comme un métronome.
Pof pof. Pof pof.
A trois centimètres cinquante de l'étendue de ses connaissances.