
blablabla, blablabla, bla,
Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.
Lyon blablablabla.

et des blablas rouges aussi
(des fois).
Des fois, j'me dis, c'est hallucinatoire cette capacité que j'ai à glander. Faire rien quoi, passer du temps à vide en rentrant le dimanche dedans. Une page blanche gribouillassée de petits mots insignifiants et de tâches à crayons à papier. Glisser le dimanche à légumer en entier. aZubergine.
Ecouter la radio, rester debout à scruter le plafond (des fois qu'il bouge), se vautrer dans le lit pour tourner les pages d'une BD (même pas les lire - ô, faut pas déconner, c'est une action ça lire), se colorier les ongles de toutes les couleurs avec du vernis tourné comme le lait caillé, extraire une bassine de jus de schtroumphs d'un gros djinn à toile de jute, aller faire pipi tous les quarts d'heure (promenade pendulaire en ma salle de bain miniature), verser du coca vert dans un verre, siroter des yaourts au pamplemousse, plier des mouchoirs, réactualiser ses mails pour la centième fois et demie, observer la vie mystérieuse et magique de mes moutons mauves (je les élève dans tous les coins et recoins de ma maison sous les toits, ils paissent, paisibles), compter les pages de mon agenda, avoir froid aux dogts - me dire que j'ai froid aux doigts, ah
et j'ai fait une action, tout de même, oui, pendant au moins une heure de mon dimanche, ô, j'ai fait de l'arabe à base de deuxième partie de mon manuel de traduction - révolution ;
16h30 - faudrait p'tête que j'ôte mon pyjama pour y coller autre chose à la place, heu, des zhabits ?
(J'hésite, des fois que ça soit dangereux...)