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La Capuche

  • : le bonhomme capuche
  • : Epicerie à bricoles. Collages en stock, phrases à tiroirs, anecdotes nocturnes et papillons.
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Dans Le Fond De Ma Capuche

15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 11:18


Je n'ai pas de travail. Je n'ai pas de statut. J'ai le sentiment de n'avoir pas d'existence sociale.
De jouer à faire semblant que je crois que j'en ai une.
Je me vis comme une courante d'air ; une particule ;
je suis la femme au foyer d'un 25m carrés sans enfant.

Je suis dans ma petite maison.

La pensée me percute de temps à autres que ma vie est absurde. Les autres avancent autour de moi, ceci, cela. Progressent. Je patine. J'inexiste.

Je me promène dans les cases de mon emploi du temps.

Je sécrète parfois de la mauvaise agressivité. Je me déteste rétrospectivement ; je déteste cette jalousie honteuse.

Je suis vide. Je tente de remplir une bassine pleine de trous - moi ; je pansemente, je colmate, je vaque à l'urgence en léthargie ; le tout est de pousser le temps, de tenir un peu plus un peu plus loin, sans rien accomplir. De repousser le vide devant son nez.

Comme le chien de ma mère avec ses croquettes, qu'il ballade sur le carrelage avec sa truffe.
Je pousse mes journées.

Quel grand désir ? Quel but ? Pour aller où ?
Je me décourage.

Je ne me trouve pas assez. Pas assez forte, pas assez vive. Pas assez consistante. pas assez drôle.
Pas assez gentille, souriante. Pas positive. Pas assez attentionnée, pas tournée vers les autres, pas de respect, trop peu de prise en compte. Trop d'égocentrisme, trop d'oubli. Pas assez de vie. Pas assez de courage.
Trop peu de couleurs.

Trop de gémissements.
Pas assez de surprises.

Pas de persévérance.

Si l'on me payait 35h par semaine à tondre des pelouses ? Est-ce que j'en serai plus heureuse ?
J'aime bien l'odeur du gazon.

Je suis nerveuse, sous électricité. Je change de passions toutes les trois secondes, elles n'en sont pas. Je ne m'intéresse à rien vraiment, mon cerveau saute, rayé. Je ne m'applique pas, je ne me concentre pas. Je n'y arrive pas, plus. Je me demande à quoi je sers, à quoi ça sert. Où sont les tourne-vis du monde.

J'emprunte un livre de physique. Je ne le lis pas.
Je fixe la couverture une demie-heure. Puis je le rends.

Ce qui m'a plu, c'est Mister Bones. Je me suis prise d'affection pour ce chien.
Quand il rêve, il peut parler. Parfois il se transforme en mouche - il vole (ça fait "fly" qui "fly", ça me plaît ; j'ai mis un temps à comprendre).

Paraît qu'Auster est un peu con, prétentiard ; d'aucuns disent misogynes - Monsieur Rayé ne l'aime pas beaucoup - pourtant moi il m'aide, il me réchauffe l'atome d'énergie vitale des fois ; je trimballe ses livres comme des totems dans mes journées vidées.

 


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commentaires

arbobo 16/09/2007 12:58

on sent la super patate là ;-ptes amis t'aiment comme tu es... aurions-nous tord? peut-être pas ^^Tu as raison pour Auster, ce qui compte c'est la relation qu'on a avec, ce qu'on en fait. Peu importe la réputation.

HK 15/09/2007 21:26

Ah ! Pochi... des mister bones, y en a dans tous les pays :-)