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La Capuche

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Dans Le Fond De Ma Capuche

28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 17:18

Ma grand-mère n'aime pas les enfants, tout simplement.

Bon, c'est pas une tare hein.

Mais ça résonne tellement sur mes propres souvenirs d'enfance - pas traumatisée par ma grand-mère, non allez, elle ne m'a pas suffisamment gardée pour cela (merci mon dieu) - seulement, piquée de souvenirs tout nuls, avec elle, souvenirs froids, souvenirs tendus, souvenirs compliqués. Heureusement, il y avait l'autour-de-ma-grand-mère, et son petit capital : le jardin, les arbres, les lapins dans les clappiers. De chouettes souvenirs. Quand on jouait aux Indiens dans le grand trou de terre sous les sapins. Mais des souvenirs avec ma grand-mère ? Des souvenirs neutres, ou mauvais ; des souvenirs qui picotent, pas douloureux, mais pas tendres ; âcres.
Je sais par la bouche de ma mère qu'avoir ma grand-mère comme mère ne fut pas une sinécure, et je veux bien le croire.

Ma grand-mère n'aime pas les enfants.
C'est sale, ça bouge, ça crie, ça dérange tout, son petit monde de poupée. C'est pénible. Et ça attire l'attention - ça détourne l'attention, ça la prive d'une partie de sa lumière.

Ma grand-mère ne sait pas comment faire avec des enfants. Elle ne sait pas comment les prendre, comment leur parler, quoi faire - de petits animaux étranges au langage mystérieux. Ca la laisse interdite. Ca la fatigue. Seuls l'intéressent les enfants qui ressemblent à des adultes.
Pour Puce, faudra attendre un peu. Et j'espère qu'il faudra attendre toujours.

Elle ne sait pas créer de lien avec un enfant.
De quelque sorte qu'il soit.

Alors quand elle me sort sa théorie de l'attachement, comme quoi moi, elle m'aurait vue grandir, elle s'est occupée de moi... comme de ma soeur Prune, alors qu'Elias non - alors c'est pas pareil, et... et là je sens qu'elle crève d'envie de me sortir des méchancetés sur Elias, et qu'il lui a fait du bobo, et qu'il est pas gentil avec elle, et qu'en plus il a fait des études courtes, et qu'il regarde beaucoup la télé, et Chérie elle est hostile.... et je prends mon air le plus détaché et le moins compréhensif qui soit, pour faire barrage, pour bien qu'elle comprenne que ses litanies sur Elias que-ça-fait-du-bien de les vomir, de me les sortir à moi, pour ensuite aller faire la même chose sur moi auprès de quelqu'un d'autre, ça marche pas.

Avec sa manie des camps vaseuse, son fonctionnement perpétuel à base de camps, et bien je me range : je suis dans le camp d'Elias.

Je crève d'envie de lui expliquer que son attachement, elle l'a inventé, qu'elle ne s'est jamais occupée de moi, que je n'ai aucun bon souvenir avec elle, qu'elle m'emmerde.


Elle réécrit l'histoire. Elle joue les sentiments.  Elle met en scène sa vie et son personnage. Elle se ment.
Qui est duppe ?


C'est terrible de faire semblant d'aimer les gens.
Elle ne connaît pas un seul ongle de moi.

Son ego dur comme une tôle en zinc m'indiffère.  M'oppresse.

La mousse mielleuse de mots tout cuits galopant sur le roc de sa misanthropie. Du bluff, rien que du bluff.

Je regrette, parfois, que mon autre grand-mère soit déjà partie. La blanche, la grosse, l'ouvrière.
Le revers de celle-ci, avec ses grands yeux bleus à l'eau de javel.


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commentaires

fatalisme 29/09/2007 17:10

bien le bonjour , blog asser sympatique je decouvre .. a bientot qui sais