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La Capuche

  • : le bonhomme capuche
  • : Epicerie à bricoles. Collages en stock, phrases à tiroirs, anecdotes nocturnes et papillons.
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Dans Le Fond De Ma Capuche

4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 20:14

Plus ça va plus je me dis qu'il faut que je range ce bloc sous une chaussure, mais je ne sais pas laquelle.

Ce matin, cata : j'ai renversé sur mes genoux mon bol rempli à ras bord de lait et muesli - yen avait partout : sur mon tee-shirt, mon jean, mes chaussettes, mouillé, froid, collant. Je me suis surprise à rester assez calme. Après tout, ce n'est pas la première fois. Je me suis mise en petite culotte pour éponger par terre.

C'est après que ça s'est gâté et que j'ai perdu mon sang froid dans ma tête (dans ma tête seulement car à l'extérieur je restais je crois très maître de mes circonstances). Dans le métro (satané crotte de métro pourri - merding Paris) je me suis fait prendre en sandwich urbain entre deux  strapontins où s'étalaient en larges couches deux blaireaux masculins. Je dis masculins, parce que c'est là que ma haine (intérieure) s'est accrochée et a pris racine. Deux connards de mecs, de cette race qui écartent bien ses jambes et les coudes pour manger de leur corps trop présents tout l'espace autour d'eux. Quand les dames se tiennent toutes serrées sur leur petit strapontin, les genoux collés, le dos droit, quarante centimètres de largeur toutes entières, croquées villées dans la case qui leur revient, l'homme s'étend et s'épanouit, et se fout royalement du fait qu'un autre être - pire : une femme - soit assis sur le strapontin d'à côté. Je les haïssais, maudissais dans mon intérieur de for, avec une violence inégalée - je vivais le martyre, avec leurs gros jeans et leurs grosses chaussures et leurs gros manteaux et leurs gros cheveux dans mon espace vital - mais je mettais un GROS point d'honneur à rester assise là, sur mon morceau de territoire précaire, rien que pour les emmerder.

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commentaires

mebahel 07/01/2008 12:05

Pareil: les fois où ça a pu m'arriver (métro, traingue,bus) je suis au bord du meurtre.
Comme dit arbobo ça oblige à entrer dans la même stratégie de kicéka les plus gros (biceps, bouboules, au choix)
Je déteste.
Et au final, la rage risque de se retourner contre soi même.
Il serait intéressant, au moment de sortir(ben oui, pas dingue non plus) , et si les abrutis restent assis, de les remercier de leur amabilité spatiale.. mais même pas ils comprendraient.
Des fois j'ai le sentiment que femmes et hommes ne vivent pas sur la même planté.
Des fois.

Prune 06/01/2008 19:29

Qu'est-ce que je te comprends, ça m'arrive aussi et je ressens tout pareil, de la rage ... éventuellement j'essaie de pousser un peu avec un genou ou un coude pour faire comprendre que je suis là, j'existe, mais souvent sans succès !

arbobo 06/01/2008 16:21

je trouve ça très violent en effet ce rapport viriliste à l'espace, cette manière qui t'oblige en retour à entrer dans le rapport de forces ou t'écraser.:-(