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La Capuche

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Dans Le Fond De Ma Capuche

7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 21:28
Quant à la question de savoir pourquoi les petites filles courent avec tant d'énergie/enthousiasme/acharnement après les "trucs de filles".... évidemment, bien sûr, oui, c'est construit, c'est construit...
Oui je ne vois pas d'autre explication que celle-ci : on a valorisé ces objets devant elles / pour elles, et elles ont été valorisées quand elles arboraient ces objets ; elles ont le sentiment de valoir plus/mieux, d'être plus aimée, de jouir de plus de confort affectif, émotionnel, quand elles se conforment à cette norme.
Bien sûr. On le sait / dit théoriquement, mais quand on y est confronté pour de vrai, à cette affirmation vindicative de l'identification "fille", quand je vois Puce accaparer le feutre rose - et tout le tintouin, je suis troublée. Mal à mon aise.

Rayé me dit qu'il sait que son identification comme "garçon" a été très tôt un pilier de son monde - il s'en souvient. (Moi, non. Je dirais même : vraiment pas.) Mais entre l'identification ("je suis un garçon") et cette volonté de réaffirmer sans cesse son identité comme sexuée...? (Il aurait fallu que je sois une sorte de parasite de ma micro-nièce, fichée dans un pli de sa petite peau douce... à scruter les quatres années qu'elle vient de vivre dans notre monde, pour peut-être mieux comprendre ? Bon, sans doute d'autres l'ont fait, le parasite - faudrait que je cherche si des choses non essentialistes (non psychanalytiques non naturalistes anti-ordre symbolique) ont été écrites là-dessus...)

Parmi les magazines explicitement destinées aux filles, Julie et sa petite soeur Manon, respectivement pour les 8/12 ans et les 6/8 ans. Qui se veulent de véritables magazines féminins pour les enfants. (Les bébés Marie-Claire en quelque sorte.)
Alors là, aux côtés de rubriques jeux ou bricolages, on a clairement les rubriques "fais-toi belle pour" / "achète pour être désirable" : rubriques modes et accessoires.
La rédactrice en chèfe de Julie est venue nous parler tout un après-midi, et c'était extrêmement intéressant de l'entendre raconter son parcours /leur organisation et façons de faire / leurs exigences / doutes / débats, la manière dont elle s'imagine son lectorat, ce qui lui semble devoir faire / ne pas faire, etc.

Julie version papier se double d'un blog, et dessus le blog : un forum, absolument pris d'assaut par les petites filles (en grande majorité lectrices de Julie). Le fameux trouble (celui du feutre rose) m'a reprise quand j'ai constaté à l'écran l'investissement exponentiel des fillettes dans des thèmes... qu'il m'aurait semblé horriblement sexiste de voir développer dans des magazines pour les filles : beauté, beauté, beauté, et trognons de pomme.
Et la rédactrice en chèfe de raconter qu'à l'origine, elle (et son équipe) ne voulait pas qu'il y ait de rubrique "beauté". Elle a résisté, résisté, résisté... jusqu'à céder sous la pression des lectrices la réclamant à corps et à cri [l'encadrant tout de même de principes : ne pas présenter de "produits de beauté" (crèmes, maquillage, etc.) mais en faire une sorte de "rubrique santé" pour avoir une peau plus douce et des yeux plus brillants].

(La suite, c'est après.)

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