Mardi 7 avril 2009
Ce matin je suis allée au marché. (Déjà, effort en soi.) J'ai commencé par errer dans l'allée au milieu des mamies et des caddies - mince je pensais pas qu'il y aurait autant de monde un mardi
matin. Temps poisseux, égoutté. Des blocs de nuages qui collent aux semelles. "Mademoiselle ? You speak english ?" Le nez sur les étalages - qu'est-ce que je vais bien pouvoir acheter. "Oh lala
elle a l'air fâché la demoiselle." J'ai repensé à ce qu'avait dit Gaëlle hier - "moi je souris plus ça m'attire que des emmerdes, vaut bien mieux tirer la gueule au moins t'es tranquille."
Je tirais même pas la gueule en plus. On peut pas être une pub à soi toute seule tous les jours de l'année merde.
J'arrive aux stands des fleuristes je rebrousse mon poil et mon chemin, et je reviens me planter devant les petits drapeaux verts du BIO.
Des pommes. Des radis oué ça c'est facile à cuisiner. Je commence à fourrer des poires dans le sac vert. Et puis je vois la pancarte à mini-pouces piquée dedans : origine - Argentine. Je repose les poires une par une. - En plus, ça doit même plus être la saison - j'ai pas encore trop bien retenu mon cours de fruits de saison, du boulot sur ma planche - les fraises ça je sais qu'il faut pas les prendre mais les poires alors les poires... non non ça doit pas être bon non plus.
Je remplis mon sac de poires de carottes. Et j'y mets une batavia. Batavia ? Heureusement que le mec m'a soufflé sinon je l'aurais pas reconnue la toute-verte avec sa grosse tête de cheveux mous.
J'y ai donné les centimes tout ronds, au monsieur, et il m'a même pas trouvée fâchée ; à côté le gros jeune gars lançait des "mangez bio ! mangez bio !" assez comiques.
Juliets, les pommes. Bonnes têtes rouges. Bon, s'ils pouvaient juste pas me coller dessus leurs étiquettes "c'est bon c'est bio"...
J'ai l'impression d'avoir fait un truc, tiens, ce matin.
(Bon on est d'accord les gars, un stand bio avec des poirettes qui viennent d'Argentine, ils ont dû en fumer la moitié, des poires - pis un stand bio avec des zétiquettes inutiles
inutiles qui foutent de la colle chimique sur mes p'tites joues rouges de pommes d'api.... beurk. Eh. On fait avec le stand bio qu'on a hein.)Je tirais même pas la gueule en plus. On peut pas être une pub à soi toute seule tous les jours de l'année merde.
J'arrive aux stands des fleuristes je rebrousse mon poil et mon chemin, et je reviens me planter devant les petits drapeaux verts du BIO.
Des pommes. Des radis oué ça c'est facile à cuisiner. Je commence à fourrer des poires dans le sac vert. Et puis je vois la pancarte à mini-pouces piquée dedans : origine - Argentine. Je repose les poires une par une. - En plus, ça doit même plus être la saison - j'ai pas encore trop bien retenu mon cours de fruits de saison, du boulot sur ma planche - les fraises ça je sais qu'il faut pas les prendre mais les poires alors les poires... non non ça doit pas être bon non plus.
Je remplis mon sac de poires de carottes. Et j'y mets une batavia. Batavia ? Heureusement que le mec m'a soufflé sinon je l'aurais pas reconnue la toute-verte avec sa grosse tête de cheveux mous.
J'y ai donné les centimes tout ronds, au monsieur, et il m'a même pas trouvée fâchée ; à côté le gros jeune gars lançait des "mangez bio ! mangez bio !" assez comiques.
Juliets, les pommes. Bonnes têtes rouges. Bon, s'ils pouvaient juste pas me coller dessus leurs étiquettes "c'est bon c'est bio"...
J'ai l'impression d'avoir fait un truc, tiens, ce matin.
"Si vous mangez tous bio, on produira tous bio."
(Rural ! , Etienne Davodeau)
(C'est ce que je me suis dit quand j'ai rebroussé au stand des fleuristes. Ca a comme donné une direction à ma matinée gélatineuse. Comme si dans toute ma capuche éparpillée j'avais un poil de 4
millimètres d'intelligent - sur les hectomètres de laissez-aller écervelé. J'achète tellement de merdes, tous les jours, à tout bout de champs sacrilèges. pff... "merdes" - du point de vue de
leur production, s'entend, pas de ma consommation, pasque ça, j'ai la (fâcheuse ?) tendance de m'en taper les coquillettes.)
Faut que je révise.



"Ox, c'est la bestiole sous la capuche."