blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

Livraison de livres en lots

Dimanche 24 mai 2009
Je DETESTE cette collection de bouquins tellement moches et tellement cons. Mais pourquoi faut-il qu'on achète ces trucs ?!!?! Les illustrations sont horribles et le texte dramatique.
Docteur Catherine Dolto, Giboulées Gallimard Jeunesse, Mine de rien.
Ces machins expliquent aux petits minots c'est comment la vie. (Avec, à base de réponse : la vie c'est gland, c'est niais, c'est tout vilain et c'est très réac.)
Le pompon : "Les papas".

Quatrième de couv : "C'est rassurant de sentir que notre papa est fort et qu'il sait ce qu'il veut, on se sent protégé."
(C'est même pas un extrait, ya juste écrit ça.)

p.1 : "Un papa c'est très important, on y pense énormément." 2 : "D'abord c'est celui qui met du soleil ou de l'ombre dans le coeur de notre maman, ce qui compte beaucoup pour les enfants." (Dommage que vous ne puissiez voir les horreurs en couleurs qu'arborent les pages cartonnées - non non, mon scanner est fatigué, et je ne saurais lui ingliger ces niaiseries qui-font-mal-aux-yeux...)
AHA la page 8 c'est ma préférée : "Il y a des papas qui s'occupent de la maison presque comme des mamans, mais ils restent des papas. Il y a aussi des papas qui ne font rien dans la maison et ce sont quand même de bons papas."
AHAHA j'adore le "presque" et surtout, surtout, "mais ils restent des papas".
Et en pages 9 et 10, pour clore ce miasme de croûtonnerie infantile, une couche de psychanaleuse degré 1 mal digérée : "Souvent les petits garçons sont jaloux de leur papa, pourtant ça les aide à grandir, à avoir envie de leur ressembler. Les petites filles qui aiment très fort leur papa croient qu'un jour elles pourront être leur femme. Plus tard, elles comprendront que chez les humains c'est interdit de se marier avec son papa."

(Et si, au lieu de le ramener à ma bibliothèque, je le passais au râpoire à carottes pour en faire des tagliatelles, et on dirait - ah non je le trouve pas... il a dû être perdu par un lecteur hein... Ca serait pas un beau geste éthique pour tous ces petits enfants au cerveau pas encore mou ?)

Par Ox
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Mardi 26 mai 2009
Plus tard dans la journée, Rayé et moi on est sortis se balader au gré du vent et de nos trottoirs si parisiens. Et on a croisé... un, deux, trois, quatre, cinq petites filles habillées en rose...

Tiens, deux livres :
Celui-là, on a failli pas le prendre, dans ma bib ; paraissait qu' "il était cliché" - leur ai répondu que c'était notre monde qui était cliché (et je me suis pas privée d'en faire des caisses : "et ça vous dérange pas de prendre çui-ci, et çui-là, et là vous dites pas que c'est cliché, et... " (histoire d'une petite souris... rose en robe, histoire d'une petite fille... princesse, histoire d'une... hum). Je sais qu'il m'a plu mais je n'en ai pas un souvenir très clair ; je vous en causerai quand il arrivera au taff.
















Et celui-là, pioché et lu par hasard ; centré moins sur la symbolique / signification de la couleur rose, que sur la monomanie / obsession de la couleur... (sur le mode "faut de la variété") ; avec tout de même cette idée : Lili disparaît dans le flot de rose, on ne la voit plus du tout - évanouie dans l'idéal féminin auquel se conformer ?

Tiens justement, dans la fournée de Marre du rose se trouvait le dernier album de Grégoire Solotareff, Titi à Paris ; qui a (comme de bien entendu) déclenché une marrée enthousiaste de "bien sûr on le prend" béats - non pas que je ne l'aime pas (quoique), mais alors dans le genre clichés... L'héroïne féminine est une souris (petite et délicate, donc), en robe, la dite robe étant rose, assortie aux chaussures (roses), et surtout : se retrouve à la fin du livre, pour un happy end réussi, avec 80 "bébés qui cherchaient une maman" sur les bras... Dans le genre "assignation", là... (L'impression m'a été d'autant plus désagréable que tout au long du récit et jusqu'à la chute, on vit plus la souris comme une figure de "petite fille" que de "femme". Et v'là que lui tombe une fournée de bébés sur le coin de la figure...)






Rose : tendre doux raffiné mignon délicat frêle petit fragile adorable précieux fin gracieux sensible aérien charmant éthéré gracile...
Par Ox
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Lundi 28 septembre 2009
Je m'égosillais ici sur ce livre acheté dans ma bib grâce (entre autre ;p) à mes force cris et piaillements (QUOI ! mais COMMENT ! mais BIEN SUR qu'il faut acheter ce livre !) ; je ne me souvenais plus exactement de son contenu, sinon qu'il m'avait plu, et qu'il avait déclenché nombre de critiques de la part de mes collègues, sur le mode : "c'est caricatural et cliché".

On vient enfin de le recevoir, tout beau, tout rose, avec un dragon noir ; hop je l'ai mis sur ma carte et dans mon manteau pour le ramener dedans ma grotte et l'ausculter.

C'est l'enfant qui parle.
Une petite louloute habillée de noir (avec des jolies chaussettes multicolores, notez) qui déclare "moi, j'aime le noir", et "d'habitude les filles elles aiment le rose" (et d'aligner à côté "les princesses, les tralalas de princesses, les rubans et aussi les poupées").

"Maman dit que je suis un garçon manqué."
Ca, ça me rappelle le livre que ma soeur lisait quand on était petites, et qui vient d'être réédité : Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon. A l'époque (je devais avoir 5 ou 6 ans) cette histoire me semblait totalement obscure et à la limite de l'ésotérique :)

"Coudre, ma mère dit que c'est un truc de filles."
"Papa dit que tout ça [les grues] c'est des choses de garçons."
"Même s'il peint des fleurs et des coccinelles sur ses dessins, comme des dessins de filles."
"Mais ça [des perles, un bâton de majorette qui fait de la musique] tout le monde dit que c'est que des choses de filles."

"Alors à la maison, j'ai demandé pourquoi les filles ne peuvent pas aimer les choses de garçons, et les garçons aimer les choses de filles. On m'a répondu c'est comme ça..."

Moi, je ne trouve pas du tout que ce soit caricatural, ou "bourré de clichés".
Qui va nier que la répartition selon le sexe de toutes ces activités/intérêts/façons d'être est bien réelle dans notre société ?
Ca n'existe pas, cette répartition
princesse/perles/rubans                                                    grues/voitures/insectes
fleurs/sensibilité/couture                                                        dinosaures/grimpage d'arbres
                                                      ???

Bon, évidemment, la miss remet en cause la répartition de ces goûts/intérêts entre les deux catégories de sexe, sans remettre en cause la pleine réalité de ces catégories, au contraire en la réaffirmant, pour se rassurer : "je vois bien que c'est un garçon" / "je sais très bien que je suis une fille, moi. Il y a des choses qui ne trompent pas".
Mais bon ! On va pas non plus demander du Monique Wittig adapté aux moins de cinq ans hein !!
(quoique.... XD )        

(Tout de même je mets un petit bémol sur l'énumération de "ces choses qui ne trompent pas" : "une zézette [bon ok], les cheveux longs [bon là déjà....], avec des barrettes et des pierres qui brillent [ouais là franchement bof, ça vaut les perles, les rubans et les "tralalas de princesses" de tout à l'heure hein] On n'est pas obligées !!).

Ce qui me plaît, aussi, c'est que parmi les choses "de garçons", il n'y a pas que le foot et les voitures, mais aussi ces passions de beaucoup de petits garçons (des classes moyennes et sup) : les pierres, les fossiles, les dinosaures, "l'histoire des premiers hommes", "et tous les insectes". L'intérêt pour la science - d'abord légitime et valorisé chez les garçons.

"Parce que moi, je trouve que je suis une fille réussie, même si je n'aime pas le rose.
Ca m'est égal... On n'est pas obligé."

(texte de Nathalie Hense ; illustrations de Ilya Green ; publié chez Albin MIchel Jeunesse).

(Et respect au livre de Christian Bruel et Anne Bozelec publié en 1976, la fameuse histoire de Julie, qui faisait encore beaucoup mieux avec cette phrase que je viens de retrouver sur le Net :

« Moi je crois qu’on peut être fille et garçon, les deux à la fois si on veut.

Tant pis pour les étiquettes ! On a le droit ! »)

 

Par Ox
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