blablabla, blablabla, bla,

 Marseille, blabla, Rouen blablablabla Paris.

Lyon blablablabla.


et des blablas rouges aussi

(des fois).

 

Teknicolor

Mardi 31 juillet 2007

La plupart des gens, super conventionnels, achètent une machine à laver pour laver. Nous, plus funs, artistes, toujours en marge de l'opinion dominante, on a acheté une machine à laver qui salit.
Et la lessive qui retient la saleté avec ses petits bras musclés "eh les gars vite, enlevez le linge, je la tiens !", c'est par où ?

Notre machine à laver à nous, elle est trop chouette. Dans l'intérieur de son ventre, elle fait des tas de petites saloperies diverses ; des miettes, des boulettes de laine, des cheveux, des poils aussi - beaucoup de cheveux, beaucoup de poils, de moutons de chèvres de boucs et de nous aussi, pas mal de nous. Ben oui vous en avez pas vous zautres des poils ? Et en été, c'est comme pour les cockers cendrés, ça tombe.
Et que je t'en fais des tartines, comme au p'tit déj la confiture de myrtilles (pasque cassis, yavait pas. Y voulait cassis le C., mais yavait pas). Et je pastisse avec amour des couches de saloperies sur la face et le recto de tous les jolis zhabits de mes Maîtres (oui, je suis le Maître de la machine à laver - et ça en vaut bien un autre, de titre, comme président directeur général, ou bibliothécaire AVEC UN TRAVAIL - ça en vaut bien un autre, dresseur de machines à laver).
Sauf que je dresse moyen.


En un sens, faudrait qu'elles soient propres, les sapoleries qu'on glisse dans le ventre de la bête, avant de la faire tourner ; à mon grand désarrois non, c'est pas propre, plutôt du linge sale, comme on dit.Des habits sales - beurk - qui ressortent... plus uniformément sales ; en émane un certain sentiment d'harmonie, en un sens, de cette opération technique.


Si encore elle se contentait de crader, la bestiole. Mais en plus de cela elle crache. Son tuyau d'évacuation fuit comme vache qui pisse au printemps, et à chaque machine j'ai la joie de relaver le dessous de l'évier.


ET CA ME PETE LES COUILLES.

(du coup, je suis allée jouer avec Power Point. Si, si, on peut s'amuser avec Power Point. Enfin, quand on est au chômage, on peut s'amuser avec Power Point.)

 

Par Ox
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 9 septembre 2007

C'est la machine à laver bien sûr.


Ce matin je me suis essayée à une nouvelle technique de haut vol : emmener le tuyau d'évacuation en ballade, abandonner les canalisations (bouchées) pour la cuvette en plastique.
Encore une prouesse de Oxy.


J'ai commencé par omettre cette règle de physique des fluides fondamentale (si l'eau dégueu c'est un fluide)  : si le tuyau commence pas par monter à la sortie de la machine (avant de redescendre, si le coeur lui en dit, dans un canal, une cuvette, une vallée des merveilles)... ça coule, à flots, hors périodes d'évacuation. Je vous la fais courte : quand l'eau arrive dans le tambour, pour laver-propre à la lessive, elle fait un aller-simple glou-glou : tuyau d'arrivée-tambour-tuyau de sortie - et splash partout par terre : j'ai inondé toute la pièce (j'allais écrire toute la cuisine mais en un sens c'est aussi le salon la salle à manger la véranda la chambre d'ami le...).


Comme une blague n'arrive jamais seule après que les canalisations aient rendu l'âme la prise électrique de la "(cuisine)" s'est suicidée ; dorénavant il faut débrancher la multiprise du four à microondes / grille-pain / bouilloire pour électriser ma copine (ben la machine à laver quoi), avec la multiprise qui traverse la pièce dans toute sa diagonale.


Voilà donc la multiprise qui fait flic-floc au milieu d'un lac en expansion, qui vient lécher la zone de nos chaussures ( oui nos chaussures sont exposées en quadrillage le long de la fenêtre-sur-cour) (en quadrillage : comme des rangées de dièses) - et moi au milieu, qui égrène par ordre alphabétique la quasi-totalité des mots les plus obsènes de ma connaissance.


Hop. Je rétablis le machin. Ré-armée de ma bassine en plastique et de ma casserole (en...? allu ?).. pff... Je relance la machine (pas trop loin).
Et je passe une heure à vider des bassines et des casseroles dans un évier qui se met à briller sous l'effet de la soupline. C'est un peu ludique, et surtout chiant - mais je pourrai dire, sur mon lit de ma mort, que je l'ai fait, dans ma vie, tenir la cuvette à mon amie la cleaning-washing-machine qui crachine.


(Peut-être va falloir que je cherche une prouesse plus digne pour mon épitaphe... J'ai pensé aux 20 kms... ? J'hésite. M'sieur Rayures me propose de me tenir la basket, à mon pas d'escargot, si j'essaie. Mais je ne suis qu'un modeste escargot.)

Par Ox
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 13 juillet 2009
Ox est très heureuse de vous annoncer
la naissance de Michel,
à l'âge de 51 ans.



Par Ox
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 juillet 2009
M'est arrivé un truc.
Enfin, deux trucs.
Le deuxième racontait le premier, quand il a disparu.
Le premier avait une peur bleue de disparaître.

Pas clair ?
Je reprends du début de la queue de la comète.

J'étais au boulot, boulot, dans ma salle tout en bas, et l'été, le midi, tout en bas - bref : pas un chat.
Ni un chien, un rat, un lézard, pas la plus petite poule d'eau dans ma salle du bas de ma bibliothèque - tout juste deux trois mamies qui se débrouillaient très bien toutes seules et qui n'avaient pas du tout besoin de moi, ni pour les accueillir, ni pour les renseigner, pas non plus pour les inscrire (ben oui : accueil, renseignements, inscriptions, kidisent).

Une heure et demie à tirer, donc, moi et mon absence de poule d'eau.
J'ai fait deux trois trucs, un demi-machin - puis... je me suis dit : tiens, moi qui n'arrive jamais à trouver quatre minutes dans ma maison pour écrire les choses qui gravitent dans mon moins que crâne d'oeuf, moi qui ne trouve pas quatre minutes pour nourrir ma capuche et le bonhomme qui crèche dedans - moi qui, en plus, depuis quelques jours, ai un sacré truc à raconter.... et si je mettais à profit la pénurie de poule d'eau au boulot pour y remédier ? Là maintenant ?

Et voilà-ti pas que discrétos, en tout petit, j'ouvre une mini fenêtre pour taper tout ça au clair sur le clavier.
Pom pom pom, un paragraphe, deux, quatre, ça ressemble à un texte noir, sur fond blanc, en forme de récit d'angoisse (roulée en boule sous le lit).
Pas vraiment fini, mais bien entamé ; et voilà la fin de la plage-horaire-de-service-public (à dire tout attaché sans respirer) qui arrive à grandes enjambées, et la relève ; vite je plie le texte en petites boulettes et je l'expédie : hop ! depuis mon mail pro jusqu'à mon mail perso.
Zou. Envoyé. (Et j'en profite pour vider le dossier messages envoyés et la corbeille par la même occasion. Du clair, du vide et du bien-être.)

Enfin, jusqu'à mon mail perso... que je croyais.

Parce que voilà : jamais arrivées à destination, les petites boulettes. E-va-po-rées. Désintégrées. Soufflées.
Perdues à tout jamais.
( ? )

Je me suis demandée : essaierait-on de me dire quelque chose ? Les dieux qui m'enverraient un message depuis leur mail pro jusqu'à mon trou noir de mail perso ? Dois-je comprendre que les angoisses, on les range dans le Grand Rien, et qu'on s'asseoit dessus ?....

Pchit, mon blabla à palabres. Manquerait plus que mon article s'efface - comme ça, ppfffiou.....
Par Ox
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009
http://www.youtube.com/watch?v=eKT5eUI333k

(trois cuillérées matin, midi et soir - rations doubles en cas d'humeur maussade)

Par Ox
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés