Petite Perle Orange passait un GMC (Grand Méchant Concours).
Comme elle me racontait le marasme nébuleux dans lequel elle trempait son esprit, rapport aux révisions, j'essayais petitement de l'aider ; je lui envoyais des liens à la mords-moi-le-noeud (du neurone) - des genres de textes sur les zétudiants, aujourd'hui, les livres, aujourd'hui, les gens-qui-lisent (ou pas), aujourd'hui (etc.).
Elle me raconte qu'elle se sent choux, rapport à cette rumeur dont elle jauge mal le taux de réalité... une nouvelle manoeuvre-manigance gouvernementale dont on entend parler dans les chaumières bibliothéconomiques : on (le gouvernemental, s'entend) supprimerait la Sous-direction des Bibliothèques ?
Moi, forcément, j'y pige que du bleu - pas au courant.
Mais le soir, les fesses bien au chaud dans ma maison, je pense à Petite Orange Perlée, et je me dis :
"m'en vais lui creuser une recherche sur Internet pour voir de quoi il retourne".
Je vais sur Google.
Et je tape ça : "disparition de la sous direction des bibliothèques".
Dans le petit rectangle blanc.
En dessous du petit animal GOOGLE et ses couleurs.
(Essayez donc, tiens.)
Et je clique : "valider", qu'y disent.
Hô. Un lien, tout en haut, dans la première des solutions.
Je clique sur le premier lien, tout en haut des résultats - l'esprit aux aguets - et je découvre - ça :
Autant vous dire que la direction, la sous-direction, les bibliothèques le gouvernemental et tout ce qu'ils pouvaient mettre dedans, ce soir-là, d'un coup je m'en tapais violent le coquillard - d'un coup, je me suis sentie - d'abord enragée, bientôt accablée, déprimée.
D'abord l'envie (très forte) d'envoyer un mail au blaireau responsable de ça - lui cracher mon mépris ma colère - puis bientôt, la certitude de passer à ses yeux - et à ceux de tellement d'autres - pour une hystérique dénuée de sens de l'humour, une puritaine premier degré, une... quoi déjà ? enfin, tout ça.
Voilà, voilà. Les bibliothèques, les blbliothécaires, les femmes, au travail ou ailleurs.
Vieilles mal-baisées au chignon resserré, ou joujou sexuel qui s'offre du haut de son escabeau.