Epicerie à bricoles. Collages en stock, phrases à tiroirs, anecdotes nocturnes et papillons.
Quand je manque radicalement de mon énergie vitale au carbure, j'aime me faire promener. Dans ces moments-là, j'aime bien être avec mon papa. Je ne fais d'effort pour rien : je me laisse flotter dans ses vagues à lui et je fais la petite algue. Pas d'effort pour meubler la conversation, pas d'effort pour répondre ce que je suis censée répondre. Même pas pour être spirituelle - pas un centime. Je suis à l'étouffée comme le boeuf cuit. Je le suis dans les rues de Paris : il connaît son plan par coeur sur le bout de ses ongles. C'est reposant. Je suis toute molle (avec ma mère je fais l'oursin et le poisson électrique).
Ces jours-ci je n'arrive pas à trouver le sommeil (je le cherche principalement dans les pensées douloureuses où il n'est pas). Hier matin, je suis allée courir ; je me suis fait un peu mal aux jambes, mais du bien dans ma tête - j'espère que ça va revenir.