Epicerie à bricoles. Collages en stock, phrases à tiroirs, anecdotes nocturnes et papillons.
Salut zà vous, lectrices, lecteurs, commentateuses-teurs de tous poils, et merci zà vous ;
Comme on [ "on" : un gen proche (singulier de "gens") ] me faisait remarquer que je n'écrivais sur mon blog que les jours de tempêtes, de grands chavirements intérieurs, et que cela laissait l'impression, bruine et brouillard, que j'étais tout mon temps larme à l'oeil, je vous écris, aujourd'hui, pour vous dire que je vais bien - sec, au sec, dans ma maison d'intérieur (dedans ma cage thoracique et dedans le ventre) : lisse de larmes et lisse de peurs.
Dans ma petite maison comme une coquille au sommet de mon cinquième étage, j'ai mis bien fort (trop fort) le dernier disque de Bob Dylan que mon papa m'a envoyé par la poste. Je me trimballe en robe de chambre rouge-père Noël (cette robe de chambre que m'avait offerte la maman de Jadd, un noël de banlieue). Je ferme et j'ouvre mes fenêtres au gré des courants d'air. Demain, grasse mat'. Paisible mer d'eau. Je me passe des diapositives dans ma tête.
J'ai envie.