Epicerie à bricoles. Collages en stock, phrases à tiroirs, anecdotes nocturnes et papillons.
Chronique : moral en hausse ce soir.
Quatre causes nucléaires au thermostat :
1. Communication maintenue avec Jadd, qui n'a pas l'air de (trop ?) m'en vouloir de ma prestation lamentable d'hier soir ;
2. Suis allée courir, cinquante minutes et deux tours de parc sous les branches ; je me sens en accord avec la moralité pastorale de mes bonnes résolutions, et avec le réseau fibreux musculaire de mes jambes de marsupilami grassouillet ; ça fait du bien ;
3. Vu ce matin : l'homme. Humeur de cheval, n'ai même pas daigné esquisser un sourire (franchement cavalier de ma part) ; et pourtant : quand j'ai vu sa petite tronche de près, j'ai pas pu trop y résister. Un peu comme une glace à la pistache trop mûre, j'ai fondu. Mon crâne de pierre s'est fêlé, et je lui ai fait un beau sourire. Il en fera ce qu'il voudra.
4. Je le revois demain. Je le vois demain. Demain je le vois. Moi. Demain, c'est décidé, je lui parle beaucoup. Attention, toi, l'homme, demain, ce sera à nous deux. Hé.
Malgré deux grosses vilaines taches : j'avance pas dans mon boulot et je me suis faite lacérer par ma directeuse de mémoire, malgré, et ben, malgré, je m'en fous, ce soir, je veux aller bien.
Et demain, je revois le petit homme, du haut de ses un mètre quatre-vingts.
(et trois pots de géranium).